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Alain Lambert, sénateur. « Initialement, je m'étais opposé à cette réforme constitutionnelle telle qu'elle nous était proposée, car je souhaitais avant tout que le président de la République et le garde des Sceaux prennent véritablement la mesure de la situation de notre pays en matière de finances publiques et d'équilibre budgétaire » déclare le sénateur. Il explique avoir voté oui pour deux raisons : une affective et l'autre politique.
« J'entretiens avec Nicolas Sarkozy une véritable amitié depuis plus de 15 ans. Aussi, en réaction aux propos incongrus de Ségolène Royal, je ne souhaitais pas que le Président sorte affaibli de cette réforme qui est, tout compte fait, nécessaire, même si à mon sens elle ne va pas assez loin », explique Alain Lambert.
Très attaché au rapprochement de la loi de finances et de la loi de financement de la Sécurité sociale, il avait déposé un amendement en insistant sur la nécessité de ne pas compromettre les générations futures. Il a été rejeté à une ou deux voix près.
« J'en ai discuté très longuement la semaine dernière directement avec Nicolas Sarkozy, qui m'a promis de mettre ce sujet à l'ordre du jour dans les prochains mois. Je n'ai mis aucune contrepartie dans la balance en faveur de mon vote. Être entendu par l'Élysée est ce qui prime. En votant la réforme au Congrès, j'ai donc plus de chance de faire passer mes idées qu'en m'isolant de l'UMP, en votant contre ».