Édition du vendredi 29 février 2008
Alençon, ville culturelle et sportive
Toutes les villes ne peuvent se targuer d'avoir une Scène nationale et une Scène de musiques actuelles.
Luciole. La scène de musiques actuelles créée en 1993 a, au fil des années, pris de l'essor. Avec une extension qui lui permet d'accueillir 700 personnes au lieu de 300, la Luciole devient un lieu de spectacle dont la renommée dépasse les limites départementales. Elle ouvrira le jour de la fête de la Musique, le 21 juin. Un symbole. Une semaine de concerts est prévue, en lieu et place des Extra-Sonores qui se tiennent dans le parc de Guéramé. Un autre événement qui a pris de l'ampleur.
Scène nationale. Une salle de 400 places qui affiche bien souvent complet. Le théâtre d'Alençon revient régulièrement sur la scène des propositions électorales, ou plus durablement sur celle des besoins de la ville : la structure mériterait un nombre de places plus élevé et une cure de rajeunissement.
Parc Elan. Un autre équipement qui mériterait une réhabilitation, voire une reconstruction. En 2001, le candidat Alain Lambert préconisait une nouvelle salle de spectacle. Depuis, ce grand hall de gare accueille toujours de nombreux événements dont Ornexpo, en ce moment. Yannick Noah, le dernier chanteur à s'être produit sur la scène, s'est arrangé des conditions acoustiques. Mais il a eu froid. Le chauffage fait en effet régulièrement défaut dans cette structure de plus de 30 ans.
Médiathèque. Ce fut l'événe-ment de 2005 : la réouverture au public de la chapelle Aveline ou église des Jésuites qui abrite la médiathèque. Un programme de près de 4 millions d'euros pour accueillir livres et expositions, dont celle dédiée à Baudelaire.
Sports. Le stade Jacques-Fould a bénéficié d'un terrain synthétique. Les gymnastes sont ravis d'avoir une nouvelle salle en cours d'inauguration, avenue de Verdun. De nombreux gymnases existent, un peu partout dans la ville. Devrait suivre une salle de tennis de table.
Alencéa. Ouvert en juin 2000, le centre aquatique Alencéa compte aujourd'hui près de 200 000 visiteurs par an. C'est la société Récréa qui gère l'établissement, aidée de subventions de la communauté urbaine.
Ecole de musique. Concours européen de trompettistes, classes à horaires aménagés musicales... L'école de musique devenue conservatoire à rayonnement départemental accueille aujourd'hui 789 élèves.
Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle. Deux expositions annuelles qui pour certaines, ont marqué les Alençonnais comme Yves Saint-Laurent et Christian Lacroix. Le musée détient une importante collection de dentelle ainsi qu'un exceptionnel fonds consacré au Cambodge.
Budget culturel de 2001 à 2007. Dans le cadre de la vie culturelle, la ville a dépensé 546 038 € en 2001 pour son fonctionnement. En 2008, le chiffre du budget prévisionnel est de 820 186 €. Soit une augmentation de 150,18 % en sept ans. Pour 2001, les subventions attribuées aux associations culturelles s'élevaient à 319 135 € et en 2007, elles étaient de 496 019 €. Soit une augmentation de 55,42 %.
Les événements disparus : Le Jump a disparu en 2001, le parc Elan, qui l'accueillait, n'était plus adapté à l'ampleur de l'événement. Musiques en coeur a cessé avant 2001. D'autres manifestations musicales ont pris le relais (Solstices d'été et d'hiver). Le salon artisanat terroirs et nature (SATN) n'a pas trouvé de repreneurs. La fête de l'Internet s'est éteinte. Les Pixels, manifestation bi-annuelle créée autour de la photo numérique, n'aura connu qu'un seul rendez-vous.
Les événements plus récents : Création du Solstice d'été (Les Extra-Sonores avec 4 jours de concerts par La Luciole) et du Solstice d'hiver (avec l'école de musique et les organisateurs du Septembre musical). Les rendez-vous au jardin, chaque année en juin au Parc des Promenades (6 à 7 000 visiteurs sur deux jours l'an passé). L'artisanat d'art à la Halle au Blé, tous les deux ans, dans le cadre des journées du Patrimoine. Le concours international de trompettes à l'école de musique, tous les deux ans. Les grandes expos d'art statuaire tous les deux ans (Toutain, Josepha et Derbré) soldée par l'achat d'oeuvres des artistes exposants.
Ouest-France