Édition du lundi 10 mars 2008
Alençon. Joaquim Pueyo reprend la ville à la droite
Il espérait un excellent score au 1er tour. Le candidat socialiste a remporté 50,74 % des voix.
« Ma première pensée va aux Alençonnais les plus humbles qui souffrent dans leur vie quotidienne. » Peu après 19 h, hier soirJoaquim Pueyo à la tribune de la Halle aux Toiles remercie les électeurs, son équipe et tous ceux qui l'ont accompagné pendant la campagne. Il dit aussi avoir une pensée pour Pierre Mauger, le maire socialiste battu en 1989 par Alain Lambert.
Joaquim Pueyo obtient 50,74 % des voix, Marc Le Picard, le candidat de la majorité sortante en prend 41,99 % tandis que Christine Coulon, de la LCR, réalise 7,17 % des suffrages. Joaquim Pueyo pensait bien « obtenir un excellent score au premier tour. La mobilisation de la dernière semaine, la réunion publique à la Halle aux Toiles où il y avait tant de monde, tout cela m'a laissé penser qu'on pouvait gagner au premier tour ». La campagne l'a porté. Il reconnaît volontiers qu'il s'est mobilisé lui-même au fil des semaines, « devant l'attente très forte des Alençonnais ». Et analyse sa victoire par « une conjoncture favorable, avec une envie de changement. Et puis je suis très connu à Alençon ».
Pour Christine Roimier, maire sortant, la situation lui rappelait « tellement 1989. Nous étions avec Alain Lambert dans le même cas que Joaquim Pueyo aujourd'hui, nous avions gagné à l'arrachée. Ces résultats montrent que les Alençonnais ont eu envie de renouvellement. » La passation de pouvoir est prévue vendredi soir. Marc le Picard, candidat de la majorité sortante, s'est dit « déçu, on avait un excellent projet », affirme qu'il n'a aucun « regret sur la campagne. On verra ce que Pueyo sera capable de mettre en place. Je siégerai dans l'opposition et je prendrai toute la place qu'il faudra prendre ».
Christine Coulon, de la LCR,se dit « très contente de notre score », soit 7,27 % de voix. C'est un peu moins qu'en 2001 (8,13 %) mais le PS avait à l'époque recueilli à peine 32 % des voix. « On se réjouit de la défaite de la droite, c'est un vote-sanction contre la politique de Sarkozy et contre cette droite d'Alain Lambert. » Celle qui siège depuis 1995 dans l'opposition compte bien « y aller sur la base des propositions de notre programme. Je serai l'opposition de gauche, mais j'espère que la majorité va me laisser la possibilité d'intervenir. On est passé sans elle... »
Florence LAMBERT.
Ouest-France