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Céline Charbonnel, qui manipule l'un de ses patients, est sortie de l'école de kinés il y a deux ans. Un cabinet à Lancrel
Leur parcours a fait le reste. En attendant le diplôme de Thomas, qui avait redoublé sa 2e année, Céline, originaire d'Angers, a décidé de trouver un emploi dans le secteur. « Je ne me voyais pas retourner dans ma ville d'origine, à 250 km de Thomas. » Depuis deux ans, elle exerce donc dans un cabinet à Saint-Paterne. Une carrière qu'elle souhaitait embrasser « depuis le collège ».
Un an après, Thomas sort de l'école et trouve assez rapidement un poste dans un cabinet à Lancrel. « Céline avait son travail ici. La ville présente des facilités pour travailler. Ici, il ne faut que quelques semaines pour se faire sa clientèle. Et puis Alençon est à égale distance de Plaisir et d'Angers, où sont encore nos parents. »
Aujourd'hui, Thomas compte même parmi les trois professionnels ornais se déplaçant chez les patients. « Nous sommes deux à sortir directement de l'école », précise-t-il avec malice.
Actuellement, Céline et Thomas sont installés en location dans un pavillon à Arçonnay. Pourtant tous deux avouent avoir appris à situer Alençon sur une carte de France juste avant de venir y passer les concours. L'Orne tire donc des avantages réels d'avoir sur son territoire cette école. Deux promotions sont sorties de l'école de kinés d'Alençon.
Une douzaine des 70 étudiants diplômés exerce dans l'Orne. « Combien seraient actuellement dans le département », demande Stéphane Le Gueux aux détracteurs qui estiment que c'est peu. A priori aucun. « De toute manière, nous formons chaque année, en France, 1 000 kinés alors qu'il en faudrait 5 000 pour combler le déficit. »
La Basse-Normandie aussi. Une quinzaine de jeunes kinés issus de l'institut alençonnais travaille dans le Calvados et la Manche. Un autre département accusant un manque de professionnels.
J. S.