Caen et ses drôles de numéros
Rémi Gomis (6), Juan Eluchans (28), Youssef Adnane (11), de gauche à droite : petit éventail des numéros de « dossards » que les Caennais vont porter cette saison. : Stéphane Geufroi
Ligue 1 : J-2. Faites connaissance avec l'effectif caennais à travers les numéros de maillot
que chaque joueur portera cette saison.
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Les revendicatifs. 4, c'est le numéro du stoppeur à l'ancienne. Peut-être le moins « coté » dans une équipe. « Celui que j'ai toujours eu, explique Brahim Thiam. Je suis défenseur, je suis stoppeur. J'aime ça, j'aime ce poste, et ça me rappelle ce que je dois faire. Je ne me verrais pas jouer avec le n°10. » Dans un registre similaire, Steve Savidan, pur avant-centre (9), ou Benjamin Nivet, qui a récupéré cette saison le 10 de Gouffran : « Mon poste, c'est milieu de terrain dans l'axe, et quand j'étais petit, j'idolâtrais Michel Platini. J'avais ce numéro à Châteauroux puis à Troyes, je n'en fais pas une fixation mais c'est vrai que Yo parti, j'ai demandé à le récupérer. »
Le pratique. Julien Toudic (14) a hérité du numéro de Yohan Eudeline : « J'ai pris son casier dans le vestiaire, dans le coin des jeunes. Il y avait ce numéro-là, je l'ai gardé. En plus comme je suis du Calvados, c'est bien. »
Les sentimentaux. Juan Eluchans avait le 28 lorsqu'il fut champion d'Argentine avec Independiente. « J'ai voulu le garder à Caen. » Lilian Compan, après avoir débuté avec le 9, le 11, s'était entiché du 25, son jour de naissance. « Cela avait bien fonctionné à Châteauroux, je l'ai gardé à Saint-Etienne. En arrivant à Caen, Benoît Costil l'avait. Je ne suis pas du genre à réclamer, donc j'ai fait deux ans avec le 10. Et je l'ai récupéré l'an dernier. » Reynald Lemaître est accro au 20 : « Je l'ai choisi à 18 ou 19 ans, en m'approchant de la vingtaine... C'est un chiffre rond, j'aime bien et je ne changerai pas. » Rajiv Van La Parra était content de trouver le 17 : « C'est mon âge. Et c'est le numéro de Ronaldo avec le Portugal ! C'est mon idole. » Dans l'absolu, il aimerait avoir le 7 : « Le maillot de Ronaldo à Manchester. Mais c'est celui de Titi, alors... » Quand à Jérémy Sorbon, il concède porter le 19 pour des « raisons personnelles, qui me tiennent à coeur. Mais c'est privé, je n'en dirai pas plus ! » La date de naissance de sa petite fille, le 13 février 2006 : c'est enfin pour cela que Florian Boucansaud a endossé le 13 lors de son arrivée l'été dernier.
Le symbolique.Comme son frère Ronald à Caen puis Marseille, Stéphane Zubar a toujours porté le 15 en Normandie. « Le code postal de ma ville natale en Guadeloupe, Sainte-Rose, c'est 971-15, alors c'est vrai que porter ce numéro, c'est un signe par rapport à d'où je viens. »
Les fidèles. Ils ont embrassé ce numéro par hasard, et l'ont conservé. « Quand je suis arrivé dans le groupe pro à Metz, il restait le 32 et le 12, explique Grégory Proment. Le 32, ça me paraissait trop lointain. Je n'aimais pas trop le 12, mais je l'ai pris. À Caen, le départ de Matic le rendait disponible. Comme cela avait plutôt bien marché pour moi à Metz, j'ai gardé ce 12. Un peu par superstition. » « À Toulouse, j'ai eu le 22, ou le 12, se souvient Nicolas Seube. Puis j'ai pris le 2 ici, et ça m'a bien réussi. J'ai décidé de ne jamais changer. En plus, personne ne le réclame ! » Gregory Leca portait le 22 à Metz, « ma date de naissance », le 24 dont il a hérité en Normandie lui convient.
Les indifférents.Ils sont quelques-uns à avoir pris ce qui se présentait, ou à ne pas y attacher beaucoup d'importance, comme Deroin (7), Adnane (11), Gomis (6) ou Florentin : « Quand je suis arrivé à Caen, j'aurais bien voulu le 24, le jour de la naissance de ma fille, mais il était déjà pris, alors j'ai eu le 27. » « Quand je suis revenu, le 9 était pris, ajoute Sébastien Mazure. Il restait le 5. » Malgré deux saisons noires, il a conservé ce chiffre. Alex Raineau avait pris le 8, disponible, il n'entend pas forcément changer. « Sauf peut-être un jour pour le 21, le n° de Zidane à la Juventus. » Côté gardiens, le choix est restreint. Mais depuis la coupe du monde 98, le 16 de Barthez a ses adeptes. « Je l'aurais bien pris, c'est celui que j'avais à Beauvais, souligne Damien Perquis. Mais Vincent Planté l'a, et je ne vais pas le détrôner ! » Alexis Thébaux, lui, a hérité du 1 après le 30, « parce qu'on me l'a proposé » alors que Planté a toujours conservé le 16 depuis son arrivée en 2003.
Dominique FAURIE
et Guillaume LAINÉ.
Ouest-France