L'US Alençon compte 360 licenciés. « Il y a environ 80 seniors, une vingtaine de 18 ans, une vingtaine de jeunes filles évoluant toutes pour l'instant dans les équipes poussines et benjamines (mixtes). Les autres licenciés sont au sein des équipes jeunes. Au total, 25 éducateurs encadrent tous ces adhérents. À mon arrivée, en 2000, il y avait à peine 200 licenciés. Alençon jouait en DHR, soit à deux divisions de Flers, alors pensionnaire de CFA2 (la DSR n'existait pas). Aujourd'hui, nous totalisons 22 équipes dont deux féminines, quatre formations seniors, (CFA2, DSR, PH et 1re division) et jeunes ».
Un budget de 400 000 €. « Alençon possède l'un des plus gros budgets du groupe G (à titre indicatif, celui de Carquefou est de 460 000 €). Nous avions les moyens de monter en CFA ces deux dernières saisons. Le tiers provient des collectivités territoriales. Le restant est issu de sponsors privés. Ces derniers nous suivent parce que nous sommes ambitieux. Il faut nourrir sans cesse cette ambition. En 2000, le budget était trois fois moins important ».
La philosophie. « Le but est de renforcer notre école de foot. Même si elle donne satisfaction en ayant des 18 ans, des 15 ans et des 13 ans en DH et des catégories benjamines et poussines qui sont à la hauteur, les jeunes n'alimentent pas l'équipe première. La pré-formation va être au coeur de la politique de développement du club, ce qui aura forcément pour conséquence un redéploiement budgétaire vers l'école de foot. Je reste cependant persuadé que si nous avons une vitrine avec une équipe en CFA2 et une autre en DH, nous aurons un pouvoir d'attraction auprès de jeunes joueurs du secteur. Des Ornais et des Bas-Normands ».
Les ambitions. « Nous allons nous orienter vers davantage de stabilité dans la gestion de l'effectif de l'équipe première. Nous allons sûrement faire un recrutement moins coûteux mais avec des joueurs beaucoup plus stables, qui inscriront leur projet sportif sur le moyen terme à Alençon. Ces trois dernières années, nous avons misé sur des joueurs qui pouvaient nous faire monter en un ou deux ans... Force est de constater que le pari est perdu. Nous allons donc nous montrer patients et revenir à une situation plus normale. L'objectif étant de nous maintenir avec quelques joueurs cadres pour permettre à des jeunes du cru d'intégrer progressivement l'équipe fanion ».
La structure. « Le club repose sur des pôles sportifs, arbitrage, administratif, financier et communication. Le premier est dirigé par Olivier Pichard, le deuxième par Claude Savary, le troisième par René Le Fouler, épaulé par Denis Pétron et Chantal Maloine. L'intendance revenant à Marie-Paule Peltier. Je m'occupe largement des deux derniers secteurs même si l'aspect financier est aussi suivi par Thierry Bellanger et Daniel Laigneau. Le club s'est bien structuré en peu de temps. Il réunit une trentaine de collaborateurs, une centaine de partenaires et autant de bénévoles. Mais aujourd'hui, le fonctionnement peut encore s'améliorer ».
Le fait marquant en Coupe de Basse-Normandie. « Une victoire dans cette compétition compenserait une année ratée. Une saison marquée par une élimination prématurée à Tinchebray (DHR) en Coupe de France et par un nouvel échec en championnat où nous visions la montée en CFA ».
CHRISTIAN LAIR en bref : 55 ans. Agent immobilier et gérant de société. À l'US Alençon depuis 1999. Président depuis septembre 2000.