Que pensez-vous de la nouvelle salle « La Luciole » ?
Les Embuscades
Ferme en fête










Dans les jardins familiaux, on cultive aussi la fraternité. Françoise fait aussi des confitures de groseilles et de cassis. Son jardin regorge de tout, oignons, échalotes, betteraves, poireaux, céleris-raves, poivrons, piments, pommes de terre... « L'été, je n'achète rien. » Certes, il faut s'acquitter d'un prix de location, 50 € pour l'année, mais le bénéfice n'en reste pas moins intéressant. Et il n'est pas que financier. « Ça me fait du bien d'être là, ça me sort de mon HLM. On s'entraide entre voisins, on se donne des plants. Parfois on fait un barbecue. »
Manger ses propres légumes
Non loin de sa parcelle, cohabitent Amandio et Leng, d'origines portugaise et chinoise. On trouve de tout aussi dans leur jardin. Leng cultive entre autres « des choux de Chine. » Sans doute bien meilleurs que les choux d'ici. « On vient jardiner tous les jours après le boulot », disent-ils.
Un peu plus loin, Santos, un autre Portugais. « Au Portugal, on aime les jardins. Quand on reste tout le temps dans la maison, ça ne va pas. » Lui aussi cultive une spécialité de chou de son pays, « un chou excellent pour la soupe. »
Plus loin, un autre jardinier nous interpelle. « J'ai failli vous appeler en 2006 pour prendre une photo. J'avais récolté une tomate d'1,885 kg. Une « coeur de boeuf ». L'an dernier, avec le mildiou je n'ai rien récolté mais cette année ça se présente bien. » Son jardin aussi va porter ses fruits. Et qu'importe que l'économie ne soit pas énorme, « c'est toujours un plaisir de manger ce qu'on produit. Dites-moi qui ne prend pas plaisir à profiter de son travail. »
Jardinier et philosophe en même temps. C'est tout de même bien de cultiver son jardin.
Les jardins familiaux de Perseigne abritent 140 parcelles de 400 m2 louées à l'année pour 50 € et 42 parcelles de 200 m2 louées 31 €. Tout est complet.