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Karine Gautard et son équipe Vienne-Futuroscope s'élanceront aujourd'hui pour le tour de Bretagne avec son équipe Vienne-Futuroscope. : F. B. Vous courrez parfois au sein de pelotons masculins lors d'épreuves régionales. Qu'est-ce qui diffère d'une course féminine ?
Les gars ont beaucoup de forces et les relances sont beaucoup plus dures, alors ça va bien plus vite. Mais ce n'est pas plus mal comme ça.
Comment vos collègues vous considèrent ? Plutôt respectueux ou un brin jaloux ?
Un peu des deux... (silence). En général, il y a du respect, mais d'autres me font bien comprendre que je suis une fille (rires).
Quelle impression cela fait d'être l'une des modèles de Laurena Cussy ?
Cela fait forcément plaisir. Laurena et moi on se connaît assez bien, il nous arrive de nous entraîner ensemble, même si à l'approche des échéances, chacune a ses séances spécifiques.
À propos d'échéances, comment abordez-vous ce Tour de Bretagne ?
C'est le gros objectif de juillet pour notre équipe de Vienne-Futuroscope. On fera le maximum pour être aux avant-postes, mais avec des filles comme Nicole Cook ou Edwige Pitel, la concurrence sera plus relevée que l'an passé. En tout cas, ça promet une belle course.
Vous faites partie des 10 présé-lectionnées pour le Mondial. Mais seules 6 iront en Italie, en septembre. Qu'est-ce qui fera pencher la balance ?
L'état de forme au mois d'août sera primordial. Il y aura de grosses échéances le mois prochain : il faudra se montrer sur la Route de France (mi-août) si l'équipe est retenue et si mon emploi du temps professionnel me le permet, puis en Coupe de France près de Châtellerault et enfin au Grand prix de Plouay (24 août).
5e du contre-la-montre aux France, 7e en ligne : vous faites partie du haut niveau tricolore. Que vous manque-t-il pour franchir le palier qui vous installerait définitivement parmi le très haut niveau ?
Il faudrait que je ne travaille plus comme je le fais pour gagner ma vie ! L'an dernier Julien (Roussel, son compagnon) s'occupait de notre magasin de cycles, et moi je ne faisais quasiment que du vélo. Cette année, depuis quatre mois je travaille à mi-temps dans un autre magasin de sports à Vimoutiers. Alors forcément, je roule beaucoup moins qu'avant... Il n'est vraiment pas facile de concilier vie professionnelle et haut niveau.
Propos recueillis par
François BOSCHER.