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Le faible nombre d'engagés a contraint les oragnisateurs d'annuler le Signal d'Écouves. Une épreuve généralement réputée pour sa difficulté. : Archives P. B. Réputée très difficile, la course en ligne génère souvent de nombreux abandons. « Nous risquions de vivre une arrivée à dix ou vingt, poursuit le président du club alençonnais. Par rapport à nos partenaires, cela n'aurait pas été crédible. » Délicat d'imaginer déplacer le car podium du Conseil régional pour une arrivée aussi peu reluisante. « Vis-à-vis du public, de nos bénévoles et de nos partenaires, il nous semblait plus raisonnable, voire indispensable d'annuler. »
Cette décision met en lumière un phénomène qui n'est pas nouveau. « C'est conjoncturel. Il est de plus en plus fréquent de constater des baisses significatives d'engagés sur les épreuves. Sportivement, le vélo est peut-être devenu trop difficile pour les jeunes. » Les explications ne se résument pas à ce seul jugement. « C'est un ensemble de critères qui s'additionnent, poursuit Maignan. Les règlements changent, le coût de la discipline augmente... »
Il existe aussi des conséquences sportives. Le Signal d'Écouves permettait à de nombreux comités régionaux d'établir leur sélection pour les championnats de France. « Pour les autres, notre course servait de répétition générale. »
Le Signal d'Écouves va-t-il repartir ?
L'annulation de cette édition va-t-elle marquer la fin définitive de la course ? Il est encore un peu tôt pour répondre. Toutefois, Maurice Maignan fait part de quelques réflexions. « Vu le peu de cadets qu'il y a actuellement sur les circuits, la relève en juniors n'est pas assurée. »
Par ailleurs, le comité d'organisation et les 130 bénévoles ont pris un gros coup de massue derrière la tête. « Aujourd'hui, le moral des troupes est au plus bas, atteste Maurice Maignan. La décision sera prise avec le bureau directeur. »
En attendant, le club va tenter de ne pas perdre trop d'argent. « Nous avions déjà engagé tous les frais liés à la communication, la publicité... Nous allons devoir négocier avec nos partenaires pour tenter de nous y retrouver. » Histoire de réussir à se relever de ce coup dur.
J.S.