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La caserne de Sées, dont un projet d'extension existe déjà, est officiellement inaugurée ce vendredi matin à 11 h. Maréchal-des-Logis chef Pestelle, chef du service des affaires immobilières au groupement de gendarmerie de l'Orne. Il y avait un casernement assez ancien. On estime que la durée de vie d'une caserne est de 25 à 30 ans. Sur les 37 casernes que compte le groupement, nous avons Bellême qui a plus de 100 ans, la plus récente est Le Theil-sur-Huisne achevée en juin 2007. Beaucoup n'étaient plus aux normes pour l'accueil du public ou les locaux de garde à vue par exemple. La grande majorité est en locatif, il n'y a qu'une seule caserne domaniale, celle d'Argentan. Chaque année, un programme de construction de nouvelles casernes est engagée. Il tient compte des demandes que nous pouvons formuler à la direction générale mais aussi des priorités au niveau national et des possibilités financières pour les réaliser.
Comment se monte un projet ?
Il y a plusieurs manières. Soit la commune est directement maître d'oeuvre et on monte le projet avec elle. Cela vaut pour les petites unités. Le plus fréquent, c'est par un bail emphytéotique administratif de 30 ans. La collectivité (commune ou conseil général) fait l'acquisition des terrains. Il y a un concours lancé près d'un groupement privé, qui doit répondre à un certain cahier des charges. Ensuite, localement, nous peaufinons, adaptons le projet. Il y a ensuite la partie juridique et financière pour déterminer les loyers. Enfin, il y a un troisième mode avec les bailleurs sociaux. Avant, ils ne pouvaient construire que les logements. Désormais, ils ont la possibilité de construire aussi les locaux de service. C'est ce qui sera expérimenté pour la caserne de Bellême. Pour le coût, l'ordre de grandeur est qu'un gendarme vaut 180 000 €.
Quel est l'importance d'avoir des beaux locaux ?
Auparavant, la famille suivait le gendarme. Aujourd'hui, les mentalités ont changé. Quand il y a affectation, les gendarmes regardent l'état des logements et des conditions de travail. Le casernement, c'est aussi la spécificité de la gendarmerie. Les gendarmes sont disponibles 24 h sur 24, contrepartie de la gratuité du logement. Les communes collaborent aussi très bien car elles savent que la gendarmerie qui reste dans la commune, c'est peut-être l'école ou le commerce qui se maintient. A Alençon, nous sommes six dans ce service. En plus de ces projets, nous travaillons sur l'entretien courant, celui de n'importe quel locataire. C'est un métier passionnant car on est en contact avec les collectivités, les architectes, les constructeurs, les artisans.
Recueilli par
Jean-Luc LOURY.
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