Enseignants en grève ou non, aujourd'hui les petits Radonnais pourront se rendre comme d'habitude à l'école Le Petit Prince. Radon fait partie des rares communes de l'Orne à mettre en place le service minimum d'accueil des élèves du primaire. Elles ne sont que 17 à s'y être engagées auprès des services de l'inspection académique. Dans les écoles de ces communes, les enfants seront au besoin pris en charge par des personnels communaux. À Radon, élèves et parents sont familiers du système. «
Nous avons toujours accueilli les enfants à l'école les jours de grève, rappelle le maire Léonce Thulliez, élu pour la première fois en 1995.
Le personnel communal étant présent, il s'occupe des enfants. Ils n'enseignent pas. Atsem (agent territorial spécialisé d'école maternelle) et personnels du restaurant scolaire assurent une garderie. » Un dispositif qui ne demande pas une grande organisation à la commune. Et depuis la signature d'une convention avec l'Etat en début d'année, elle bénéficie d'un financement qui peut atteindre 90 € par élève accueilli. «
On fait ça pour rendre service aux familles, insiste le maire
. Il n'y a rien de politique dans cette décision. On ne veut pas empêcher les enseignants de faire grève. Le conseil municipal n'a pas à se prononcer sur leurs revendications. » Un seul regret pour la municipalité : que le dispositif ne soit pas pleinement utilisé par les familles. Certains parents préfèrent trouver une solution de garde de leur côté.
Les 17 communes engagées pour un service minimum d'accueil à l'école : Bellême, Bazoches-au-Houlme, Bretoncelles, Couterne, Glos-la-Ferrière, Igé, La Ferrière-Bochard, Le Gué-de-la-Chaine, Lonlay-l'Abbaye, Putanges-Pont-Écrepin, Radon, Rémalard, Saint-Hilaire-sur-Erre, Saint-Bomer-les-Forges, Saint-Cormier-des-Landes, Sainte-Honorine-la-Guillaume, Tinchebray.