Prêts à les plaquer ?
Que pensez-vous de la nouvelle salle « La Luciole » ?
Fermeture de La Renaissance, qu'en pensez-vous ?
Festival de Sablé
La nuit des Chimères
Co-voiturage




Yves Bertucci avait beau trouver du positif dans cette rencontre, la prestation des Manceaux ce samedi n'était pas des plus rassurante. Dominé au milieu de terrain, débordé sur les ailes, incapable de créer des décalages, le Muc a subi la loi d'une équipe castelroussine gérant parfaitement son match, entre rigueur défensive et belles combinaisons offensives. S'il n'y a pas encore matière à s'inquiéter, les matches de la semaine prochaine face à des formations de l'élite (Caen mercredi à Argentan et Le Havre samedi au Mans) seront un bon étalon pour la saison prochaine en ligue 1.
Du retard à l'allumage. Les Manceaux sont arrivés avec une demi-heure de retard au stade Gaston-Petit, décalant le match de 15 minutes. Mais c'est finalement qu'aux alentours de 19 h 15, à l'entame de la seconde mi-temps, que le Muc s'est montré sur le terrain. Les Castelroussins menaient déjà 1-0... « On est mal entré dans la partie, les joueurs de Châteauroux étaient plus toniques, on a eu une entame diesel. Heureusement les joueurs se sont repris en seconde période », déclarait Yves Bertucci à la fin du match.
Un 4-3-3 à affiner. Évoluant en 4-4-2 classique lors des deux premiers matches amicaux, les Mucistes ont travaillé cette semaine un 4-3-3 avec un milieu en triangle. L'entraîneur manceau a mis en pratique cette formation pendant 80 minutes, sans succès, avant de revenir à un 4-4-2 pour les dernières minutes : « Il faut continuer à travailler ce système, continuait le coach sarthois, y amener plus de vitesse, améliorer notre sortie de balle. Aujourd'hui nous avons eu du mal à garder le ballon et à apporter de la vitesse au jeu. Le rythme n'était pas bon, nos enchaînements trop lents. On n'était pas toujours bien placés. On a manqué de liants et résultat, l'équipe était coupée en deux. »
Devant la défense, Frédéric Thomas a été absent des débats. Introuvable dans la relance, la prestation du capitaine de ce soir était plus proche de ses performances auxerroises que mancelles. La charnière mancelle était donc vite obligée de balancer de longs ballons vers l'infortuné Samassa, plus cantonné à un rôle de remiseur que de buteur. Coutadeur, par ses coups de pieds arrêtés et sa projection vers l'avant et Stromstad, par son jeu à une touche de balle, ont souvent cherché à apporter de la vivacité au jeu manceau, en vain. Malgré la bonne prestation d'Anthony Le Tallec, les ailiers mucistes ont péché dans leur placement, jouant uniquement dans la profondeur, et placés trop près de la défense adverse. En l'absence de Gervinho, les Manceaux ont manqué de vitesse, de percussion. Les entrées d'El Bahri et de Dossevi ont un peu apporté de ce point de vue, mais l'arrivée de deux renforts de vitesse est indispensable.
Une défense centrale solide. Parmi les satisfactions de la soirée, on peut noter le bon match de la charnière centrale Cerdan - Adenon. Malgré les différents coups de butoirs des ailiers castelroussins, qui ont régulièrement pris à défaut les latéraux manceaux (tout particulièrement Ben Frej, approximatif dans son placement, obligeant Stromstad à défendre sur son aile), Pelé a rarement été inquiété. C'est finalement sur une erreur de Ben Frej que les locaux marquaient leur but. Néanmoins la relance reste un des points faibles de ces deux joueurs. Parmi les satisfactions, Yves Bertucci soulignait également l'envie de ses joueurs, cette culture de la gagne qu'il avait demandé vendredi, ainsi qu'une certaine fraîcheur physique : « J'ai trouvé les joueurs bien toniques, physiquement mieux. On n'a pas été à la rue, mais tout est une question de rythme », terminait le coach muciste.
Vincent TALBO.