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Une discussion s'établit. La famille contacte un avocat. Puis tout le monde se rend au tribunal où la décision est expliquée. A 12 h 45, c'est le retour au domicile. Mais la famille refuse toujours le placement. Soudain, une vitre est cassée. Des policiers reçoivent des débris de verre. Fin du dialogue, la police entre en force.
Une jeune fille de 18 ans, petite amie de l'un des frères, devient quasiment hystérique. Elle crie et donne un coup de pied dans les parties génitales d'un gardien de la paix. Dans la confusion générale et la profusion d'insultes, l'un des frères, âgé de 27 ans, donne des coups de poing dans un bouclier et un coup de pied dans la cuisse d'un policier.
Les deux jeunes gens se sont calmés en garde à vue. Ils ont été jugés hier en comparution immédiate. À la barre, ils reconnaissent les faits. « Je ne voulais pas que les policiers emmènent les petits » justifie la jeune fille. Le grand frère a expliqué qu'il ignorait qu'une décision de placement avait été prise. « On aurait pu au moins préparer les enfants, ça a été très vite. Je ne pensais pas que ça irait jusque-là, je le regrette ».
La procureure a requis cinq mois de prison, dont deux mois avec sursis à son encontre, et trois mois avec sursis pour la jeune fille, dénonçant « un insupportable gâchis ». Un sentiment partagé par la défense. L'avocat s'est opposé à toute peine d'enfermement. Il a souligné que les deux prévenus travaillaient et qu'il ne fallait pas leur faire endosser la mesure de placement. Le grand frère a été condamné à six mois de prison avec sursis et la jeune fille à trois mois avec sursis. Elle devra également verser 1 € de dommages et intérêts au policier qu'elle a frappé.
Rencontre avec Gilles Petitprez, directeur du site d'Alençon.
Ouest-France