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De gauche à droite : Jean-Luc Le Franc, de la CGT pénitentiaire régionale ; Alexis Grandhaie, secrétaire régional de la CGT pénitentiaire ; Arnaud, surveillant et secrétaire local adjoint; et Éric Lemaire, du bureau régional. Les prévenus et les détenus condamnés à des petites peines (2) seront alors incarcérés à Coulaines, près du Mans, où une maison d'arrêt de 400 places est en cours de construction. Dans le même temps, on s'apprête à construire une Maison centrale à Pacé, en périphérie d'Alençon. Cette prison réservée aux longues peines comprendrait, à côté, un quartier courtes peines (QCP). Il était prévu à 25 places au départ. C'est maintenant 40. Et des voix s'élèvent pour qu'il y en ait davantage encore.
Ne pas rêver mais...
Parmi lesquelles celle de la CGT pénitentiaire. Le syndicat était hier en visite à Alençon. Le représentants régionaux ont rencontré leurs collègues surveillants, le maire, Joaquim Pueyo et un représentant d'Alain Lambert au conseil général. « Dans l'absolu, l'idéal serait de construire une maison d'arrêt neuve à Alençon mais dans le contexte actuel où les décisions sont imposées, on l'a vu avec les fermetures de tribunaux, il ne faut pas rêver » assure Alexis Grandhaie, le secrétaire régional de la CGT pénitentiaire.
Pour autant, le syndicat voit mal comment il sera possible d'envisager des projets de réinsertion avec des détenus dispersés. Comment gérer la semi-liberté. Quelle efficacité pour les chantiers de réinsertion ? Du point de vue du personnel (une trentaine de personnes), la CGT souligne que les surveillants ont débuté leur carrière en région parisienne, qu'ils sont maintenant installés avec famille et maison. Ça n'arrange visiblement personne d'aller travailler à Coulaines. Surtout quand on prend en compte le prix du carburant...
La CGT voudrait pérenniser la maison d'arrêt jusqu'à l'ouverture du quartier courte peine en souhaitant que celui-ci compte en plus 20 places de semi-liberté. Joaquim Pueyo a saisi la Chancellerie dans ce sens, demandant que le quartier courtes-peines soit de 70 places pour accueillir aussi les détenus en semi-liberté. Pour faire la jonction, aussi bien pour les détenus que pour le personnel, il faudrait que ce « QCP » soit construit en priorité, avant la Maison centrale.
« Un projet sensé qui ne coûterait pas d'argent » estime Alexis Grandhaie. De son côté, Joaquim Pueyo aimerait obtenir une réponse rapide, à la rentrée.
(1) Un seul département est dans ce cas de figure actuellement en France, il s'agit du Gers.
(2) Il y avait hier 78 détenus à la maison d'arrêt d'Alençon, parmi lesquels 26 prévenus en attente de jugement.
Rencontre avec Gilles Petitprez, directeur du site d'Alençon.
Ouest-France