Édition du samedi 09 février 2008
La liste « 100 % à gauche » de Christine Coulon
Un tiers des candidats sont des militants de la LCR. La moitié ne figuraient pas dans l'équipe de 2001. Leur objectif est de battre la droite.
« C'est dans la cité que doivent se prendre les mesures sociales d'urgence ». Christine Coulon, 49 ans, présente une liste pour la troisième fois aux élections municipales. La conseillère municipale d'opposition a réuni autour d'elle des salariés du privé et du public, des demandeurs d'emploi, des étudiants et des retraités. Un tiers des 35 membres de la liste sont des militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).
« Nous nous présentons résolument contre la droite de Sarkozy » lance d'emblée Christine Coulon. « Il ne faut pas se faire d'illusions, la liste de Marc Le Picard est celle d'Alain Lambert et son bilan est extrêmement négatif sur le plan de l'emploi » avance la candidate. « On dit que la ville est attractive mais les chiffres disent le contraire » ajoute-t-elle avec ironie.
Les inégalités sociales, les inégalités entre habitants et les inégalités dans les quartiers sont au coeur des préoccupations de son équipe. Tout comme la défense du service public. L'eau, les transports, les cantines, la piscine et l'éclairage public devraient selon elle être gérés dans le cadre d'une régie publique.
Olivier Bersancenot, le chef de file de la LCR, ne viendra pas à Alençon. Mais Alain Krivine est attendu pendant la campagne. Une campagne de terrain. Les militants d'extrême gauche en sont à leur 8e tract et ils s'apprêtent à distribuer une brochure de huit pages. Ils organiseront des réunions publiques dans les quartiers à la fin du mois.
Ils ne sont pas contre un débat public avec les autres candidats. Bien au contraire. « Ce serait la moindre des choses dans une démocratie » remarque Christine Coulon, toujours prompte au conseil municipal à donner son avis.
La stratégie du second tour
Un comité de soutien se met en place. Il proposera une soirée couscous un peu festive. Pour le premier tour, il n'y a pour Christine Coulon qu'une seule solution : « Il faut voter pour la gauche alternative ». Elle a également réfléchi à l'éventualité du second tour, « La question de battre la droite ne nous est pas indifférente ». S'il n'est pas question d'une association politique avec la liste emmenée par le socialiste Joaquim Pueyo, elle ne serait pas contre « une fusion technique ».
Arnaud TOUCHARD.
Ouest-France