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Septembre Musical de l'Orne
Un mari radin décide d'offrir une maison de campagne à son épouse. Mais soucieux de limiter tout de même ses dépenses, il s'adresse à un agent immobilier douteux qui va transformer sa surprise en cauchemar.
Le cinéma lui fait les yeux doux, il vient de lui offrir deux compositions marquantes, dans Joyeux Noël puis dans La doublure. De quoi donner des idées et des envies à Dany Boon. Le voici qui monopolise le générique d'un long-métrage dont il est le scénariste, le metteur en scène et la tête d'affiche.
Le scénario? C'est la reprise d'une pièce dont il était déjà l'auteur, une histoire qui s'enrichit en passant de la scène à l'écran. Un mari radin (c'est lui) décide se montrer généreux envers sa femme (Michèle Laroque). Sans rien lui dire, il achète une maison de campagne à retaper. C'était une affaire, il en découvre peu à peu les pièges, au point qu'il doit revendre leur appartement parisien pour faire face aux échéances qui s'accumulent. Et sa femme ne vit pas bien la chose.
Qui trop embrasse... En voulant donner de l'air à son sujet, Dany Boon l'a exposé à tous les vents sans plus pouvoir le piloter. On retrouve un peu les thèmes, gags et réflexions qui étaient déjà ceux de Brigitte Roüan l'an passé dans Les travaux, on sait quand ça commence. On devine la tentation de trousser une vraie comédie sociale, capable de raconter par le sourire des thèmes de société assez forts, autour de la perte d'emploi, de la solidarité, de l'égoïsme, de la famille, du couple, etc. Le regard est sensible, le propos juste.
Mais le cap n'est pas gardé bien longtemps. Trop vite, Dany Boon se laisse déborder, il verse dans la grosse farce nourrie de gags lourdingues. Avec des comédiens qui, de Daniel Prévost à Zinedine Soualem, sont laissés en totale liberté pour cabotiner dans des compositions où ils se parodient eux-mêmes. Dans le grand foutoir d'une comédie non contrôlée. Dommage.
bienassis sylvie, la quinte : "Excellent"
J'ai adoré ce film, je me suis marré tout le long du film. C'est vrai que je flippais pour Danny Boon : j'ai cru qu'il n’allait jamais s'en sortir. La fin est super. (22/09/2006)
elio ranieri, rennes : "Au secours!"
Mais quelle daube ce film : c'est indigent, ridicule et stressant en plus : de voir dany boon -que j'aime bien, s'enliser dans la médiocrité!
(31/08/2006)