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Christian Rousselin, du SnuIPP, explique aux parents d'élèves présents devant les grilles de la préfecture pourquoi les syndicats ont décidé de ne pas siéger au Conseil départemental de l'Éducation nationale. Celui-ci a été reporté au mardi 13 mai, faute de quorum. Deux de leurs représentants ont lu une courte déclaration avant de quitter la réunion qui se tenait à la préfecture. Réunion qui n'a donc pas pu se tenir, faute de quorum.
Les suppressions de postes dans les écoles, collèges et lycées « fragilisent encore le service public d'éducation dans le département, ont lancé syndicats et associations. Ces mesures ne répondent pas à nos attentes en terme de renforcement et de développement du service public. Ces dotations s'inscrivent dans une politique générale de précarisation et de suppressions de postes dans la fonction publique et dans l'Éducation nationale en particulier. »
Mais ce n'est pas tout. Les syndicats veulent insister sur cette action « concertée à laquelle participent la FCPE mais aussi le représentant des délégués départementaux de l'Éducation nationale ».
Réforme des bacs pro, fin de la sectorisation, heures supplémentaires, carte scolaire, autant de revendications que les syndicats veulent mettre sur le tapis pour faire connaître leur ras-le-bol « de la politique éducative du gouvernement ».
Les bacs pros par exemple, « cette réforme prévoit un bac en 3 ans au lieu de 4, lance une responsable CGT. Très bien, sauf que le programme ne change pas. Comment va-t-on faire avec des élèves qui ont souvent eu un parcours scolaire cabossé ? »
Les parents de la FCPE s'inquiètent aussi de la fermeture de certaines lignes de bus scolaire : « Les enfants, et notamment les plus petits, vont devoir se lever de plus en plus tôt et rentrer de plus en plus tard. » L'association estime en outre que « tout cela va coûter de plus en plus cher. Je préfère verser des impôts pour rémunérer un enseignant plutôt que de payer du pétrole pour faire avancer les bus. »
Et puis il y a la fameuse carte scolaire. « Nous n'avons rendu « que » 4 postes cette année. Mais nous étions en période électorale. L'an prochain, nous pourrions être à moins 20 voire moins 25 postes, » lance un syndicaliste. « Ces pertes de postes contribuent à multiplier les doubles voire les triples niveaux. Ça crée des tensions et des malaises dans les équipes. »
Conclusion ? « Il y a eu une frénésie d'annonces de réformes. Mais après rien ne suit car il n'y a eu aucune concertation avant. On a l'impression d'avoir un ministère qui ne travaille plus. »
Vincent COTINAT.
Pratique. La FSU appelle enseignants et parents à une manifestation à Paris le dimanche 18 mai. Des trajets en cars sont organisés au départ de la place de la Gare à Alençon et de la place de la Mairie à Argentan à 9 h 30 à chaque fois. Tarifs : 15 € adultes et 8 € pour les lycéens. Renseignements et inscriptions au 02 33 26 80 95.
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