Que pensez-vous de la nouvelle salle « La Luciole » ?
Ferme en fête
Les Embuscades










André Coiffard, un habitant du centre-ville, se promène comme beaucoup d'Alençonnais plusieurs fois par semaine le long de la Sarthe. Les bords de Sarthe s'offrent aux flâneurs rue de la Fuie-des-Vignes. Après le premier lavoir, on peut emprunter une petite allée tout juste assez large pour le passage d'une poussette. La promenade débute au niveau des hautes tours de la place du Champ-Pérrier que l'on aperçoit sur l'autre rive. Il y a des petits parkings et des bancs bien à l'ombre en fin d'après-midi et des petits murets sur lesquels on peut s'asseoir. C'est bucolique à souhait.
Le bruit des balles
La promenade se poursuit sur le trottoir pour passer sous le boulevard de la République. Pour retrouver la Sarthe, il faut obliquer à droite sur le chemin de la Fuie. On distingue tout en marchant des poneys dans un champ sur la gauche alors qu'à droite, on devine au bruit des balles qu'une partie de tennis se joue de l'autre côté de la rivière. C'est bientôt le moment de couper à travers champ sur un sentier dessiné en ligne droite dans les herbes folles.
Un lieu de passage, assurément. De pique-nique aussi. Dommage que du papier d'aluminium, ultime souvenir d'un repas du midi que l'on imagine vite avalé, ne vienne baliser ce petit coin de verdure. Ça y est, on retrouve la Sarthe. Une passerelle permet de passer rive gauche, derrière le gymnase du Centre de défense deuxième chance. On ne peut s'empêcher de s'arrêter sur ce petit pont inattendu, bienvenu pour poursuivre la balade.
Un couple fait les cent pas le long des arbres. Des petits enfants courent au-devant de leur grand-mère en prenant soin d'éviter un stock de cannettes de bière vides dans leur pack rouge et blanc (une marque bien connue), négligemment abandonné sur le sol. Un souvenir de la soirée, sans doute. On arrive derrière le dojo Fabien-Canu et les courts de tennis. Tout est paisible ici. Trois garçons jouent au ballon sur la pelouse tandis qu'une femme s'est assise devant une table en bois, son chien à portée de vue. On entend les oiseaux survoler le cours d'eau.
C'est la fin de ce premier petit tronçon. Les bords de Sarthe s'offrent également au promeneur au parc Courbet, rue de Fresnaye, au niveau de l'hôpital. Une allée suit la berge en longeant le parc jusqu'à l'arboretum et la base de canoë-kayak, de l'autre côté de l'avenue Koutiala.
Par forte chaleur, les arbres offrent une protection rafraîchissante. C'est aussi le coin des pêcheurs. Le paysage est toutefois gâché par le nombre incroyable de débris flottant à la surface. « On en ramasse l'hiver par sacs entiers, c'est à se demander ce que font les gens », peste justement un pêcheur. C'est moins poétique.
Arnaud TOUCHARD.