Retrouvez toutes les critiques de films de maville.com









Mondial du Lion
Nous connaissons tous l'histoire du caneton qui se transforme en cygne, mais ce que la majorité des gens ignore, c'est qu'en chemin ce même vilain petit canard fut adopté par Ratso, un rat des villes réfugié à la campagne.
Un malheureux caneton rudoyé par tout le monde se transforme à la toute fin du récit en un cygne majestueux. C'est le conte original d'Andersen. «Mais ça n'est pas un sujet de film» soupirent les dialoguistes de cette production qui ont entrepris de «changer quelque peu l'histoire et l'étoffer».
Donc le personnage principal est flanqué d'un ami, un rat nommé Ratso qui va déployer des montagnes d'égoïsme et de fourberie. Avant de se résoudre à devenir le père adoptif du caneton méprisé et abandonné par tous. Sans jamais rien perdre de sa mauvaise foi quand même: «Tu ressembles à ta maman vu de face. Mais de dos tu es mon portrait tout craché,» jure-t-il au volatile sceptique.
Décidément les studios américains n'ont plus le monopole de l'animation. Luc Besson a occupé le terrain pendant la période des fêtes, en lieu et place de l'habituel Disney, avec Arthur et les Minimoys. Voici une autre production française qui part à la conquête du jeune public en vacances. La livraison est estampillée bleu-blanc-rouge, mais il faut le savoir pour le reconnaître. Parce que la technique des ordinateurs est internationale, et fond toute l'animation en 3 D dans un moule quasiment uniforme. Seuls les choix esthétiques, entre formes et couleurs, peuvent apporter des nuances. Celles-ci ne sont pas toujours heureuses, dans leurs tonalités en demi-teintes, sur des personnages dessinés en silhouettes assez neutres.
La même règle s'applique au ton et à l'esprit du contenu, qui doit toujours être porté par les notions de tolérance et d'ouverture. Des dialogues à peine irrévérencieux glissent quelques plaisanteries dans un message de bon sens et de consensus. On retient ici que si tout le monde était beau, on s'ennuierait à mourir et que la beauté est quelque chose de passager. Voilà qui n'a rien d'une découverte. Mais ce n'était sans doute pas l'ambition de ce petit divertissement de série.
Jeni, Saint-Brieuc : "Surpris"
Nous sommes allés voir "le vilain petit canard & moi", car des amis nous l'avaient conseillé. Nous n'étions pas très motivés, mais sommes comme même allés le voir avec les enfants.
Et nous avons été très surpris, nous avons passé un très bon moment, avec des passages assez marrants, et nous ne nous sommes pas ennuyés.
Franchement nous ne nous attendions pas à ce résultat.
C'est très sympa. (20/02/2007)
Bernard, Saint-Nazaire : "Décevant"
Le style est emprunté à Chicken Run mais il n'y a que le style, d'ailleurs l'esthétique est déplaisante ; scénario décousu, pas de poésie, pas d'humour, les rôles sont confus : un chat sanguinaire et terrifiant devient tout à coup adorable parce que le rat qu'il veut dévorer est son cousin... Des effets destinés à impressionner les enfants à bon compte. (20/02/2007)