Les archives de l'état civil bientôt en ligne
Deux millions d'images, correspondant à l'intégralité de l'état civil des origines à 1902, peuvent être consultées aux Archives départementales, sur une quinzaine de postes informatiques en réseau local.
Une première tentative avait échoué pour des raisons techniques. Ce service sera de nouveau proposé provisoirement en avril, puis à l'automne.
Les archives de l'état civil, ça intéresse du monde. Aux Archives départementales de l'Orne, à Alençon, elles représentent 70 % des demandes de consultation sur place. Pour autant, elles ne constituent que 2 % des collections, soit 18 kilomètres linéaires. C'est dire si leur mise en ligne sur Internet est attendue par les généalogistes.
Elle l'est tellement qu'au mois de novembre, lors de l'ouverture du service sur le site du conseil général, le nombre de connexions simultanées a entraîné la saturation complète du serveur. Aussitôt ouvert, aussitôt fermé. Il a fallu revoir le système.
Deux millions d'images
Décidée en 2005, la mise en ligne des documents ¯ 2 millions d'images depuis la fin du XVIe siècle ¯ est intervenue après leur microfilmage, réalisé entre 2000 et 2004. « Nous avons fait le choix d'assurer nous-mêmes la mise en ligne en utilisant le logiciel Gaia, un outil documentaire de très bonne qualité développé spécialement pour les archives des départements » explique Jean-Pascal Foucher, le directeur des archives et des biens culturels.
La consultation de l'état civil devrait reprendre d'ici la fin avril « dans un environnement informatique provisoire ». Les images ont été traitées pour être chargées plus rapidement sur un nouveau serveur dont la capacité est huit fois supérieure au précédent. La bande passante (la capacité maximale de débit) a été doublée et le nombre de consultations simultanées sera limité.
Les internautes qui tenteraient de se connecter alors que la capacité maximale est déjà atteinte, seront dirigés vers une page les invitant à revenir plus tard. Cette solution provisoire va permettre au département d'explorer de nouvelles pistes : optimiser encore la mise en ligne en régie directe ou bien faire appel à une entreprise extérieure. « La solution présentant le meilleur équilibre entre le coût et la qualité du service sera mise en oeuvre à l'automne » indique Jean-Pascal Foucher.
D'ici là, la base de données consultable en ligne aura été enrichie d'autres fonds comme le registre des matricules du recensement militaire, des documents médiévaux scellés, des photos anciennes. L'Orne est le premier département bas-normand à offrir ce service de consultation gratuit. Mais il existe déjà dans une trentaine de départements, dont la Mayenne, la Sarthe, l'Eure et l'Eure-et-Loir.
Ouest-France