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Marc Paris (à gauche) donne son téléphone portable à son copain et coéquipier Tony Hiaumet, pour être informé au cas où son enfant venait au monde pendant la partie. : Patrick BRIONNE.Malgré la défaite et la déception qui se lit sur son visage, Marc Paris gardera un souvenir magnifique de cette première à d'Ornano. « La défaite (0-1) est dans un coin de ma tête... Mais même si mon plaisir a été en partie gâché, il reste très fort et restera très bon malgré tout. »
Des débuts à 4 ans et demi
Samedi, Marc Paris réalisait un rêve : jouer sur la pelouse du SM Caen. Un rêve tellement important à ses yeux, qu'il a pris le risque de se déplacer à Caen alors que sa femme est sur le point de mettre au monde leur premier enfant.
Mais le jeu en valait la chandelle. Ce match était un symbole pour ce jeune homme qui foule les terrains alençonnais depuis l'âge de 4 ans et demi. Ses débuts, il les a fait « à Courteille ». Il passe ensuite par Saint-Paterne, le Stade Alençonnais, à Perseigne, puis rejoint l'US Alençon en 2003. « Nous avons fait deux saisons en DH puis nous sommes montés en CFA 2. » Il choisit alors de suivre l'entraîneur de l'époque, Philippe Fourrier à Mondeville. La parenthèse ne durera que six mois. « Je suis effectivement revenu à Alençon » La ville de son coeur. Celle où il a tous ses amis et sa famille.
C'est d'ailleurs à sa femme, ses parents et ses frères et soeurs qu'il pense lorsqu'il arrive au stade d'Ornano, samedi en début d'après-midi. « Je pensais à ça depuis le vendredi soir, affirme le buteur ornais, resté muet contre Flers. À notre arrivée dans l'enceinte, j'ai eu des petits frissons. » Rien à côté de ceux qui lui ont parcouru tout le corps à son entrée sur le terrain pour l'échauffement.
Y retourner en Coupe de France
Pourtant, son sentiment est paradoxal. « J'avais l'impression que le stade était plus petit qu'à Alençon. À Jacques-Fould, comme il n'y a pas de tribune en face du côté où entrent les joueurs, on a une impression d'immensité. À d'Ornano, tout est renfermé. »
Désormais son ambition est d'y retourner. « Le plus beau se serait en Coupe de France contre une équipe pro... Mais bon, cela peut aussi donner une motivation pour jouer cette coupe régionale à fond l'an prochain. »
Julien SOYER.
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