William Baldé
Laurent Gerra
Le soldat rose














Les tournois Futures permettent aux jeunes tennismen, en début de carrière, d'engranger des points pour améliorer leur classement sur le circuit et ainsi accéder à des compétitions plus prestigieuses. Et pour le vainqueur, ce n'est pas négligeable, d'empocher 10 000 $. « Le tournoi sera également ouvert aux joueurs de la région », précise Olivier Alleaume. L'occasion pour eux de progresser en se frottant aux futurs champions.
Pression pour la première édition. C'est auparavant l'Amirauté de Deauville qui accueillait ce tournoi, en plus d'un WTA ouvert aux féminines. Mais la dernière édition du WTA, en novembre 2007, avait été entachée par une alerte à la bombe obligeant les organisateurs à faire jouer la finale à huis clos, ce qui les avait discrédités aux yeux du public et des instances. Par la suite, les spectateurs avaient quelque peu boudé le Future.
Las, l'organisateur Daniel Pellerins, qui ne sentait pas non plus le soutien de la fédération, a renoncé. C'est alors Bagnoles-de-l'Orne qui a été choisie pour accueillir le Future. Son complexe de tennis vient d'être refait à neuf ; il est le seul du département à détenir six courts couverts et six courts extérieurs, ainsi qu'un complexe hôtelier.
Si le tournoi ne faisait plus l'unanimité dans le Calvados, il appartient désormais aux responsables ornais, le président Gilles Poussin et Olivier Alleaume de faire naître l'intérêt du public. Et des tennismen. « Ce n'est pas toujours évident de faire venir les joueurs, concède le directeur, à Bagnoles depuis 2006. Il s'agit du premier tournoi de la saison avant celui de Feucherolles, l'hébergement n'est pas financé... Et nous n'avons pas choisi la date. » En plein hiver, les conditions climatiques ne sont pas idéales pour attirer les compétiteurs, notamment ceux venant d'horizons plus chauds. « Cette première édition doit être une réussite pour perdurer. Si tout se passe bien, la Ligue nous redonnera sa confiance pour les années à venir, puis nous pourrons petit à petit compter sur le bouche à oreille. »
Dynamiser le tennis dans l'Orne. Pour attirer le public, Olivier Alleaume s'active déjà. « Je suis parti pour trois mois de démarches. » En plus de gérer l'école de tennis de Bagnoles, il compte faire le tour de la région, des établissements scolaires et des écoles de tennis pour faire la promotion du tournoi. « Nous pouvons déjà accueillir 200 spectateurs, nous installerons également des tribunes provisoires. »
Pour séduire les futurs spectateurs, ses arguments ne sont pas des moindres. « J'ai travaillé vingt ans à l'Amirauté de Deauville lorsqu'elle organisait le tournoi. J'y ai vu passer toutes les stars françaises. » Arnaud Clément, Sébastien Grosjean, Richard Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga... Tous ont fait leurs gammes à Deauville, pour ne parler que des Français. De quoi motiver les amateurs de tennis, notamment les plus petits, à venir assister à ces rencontres de haut niveau. Et pourquoi pas éveiller chez eux le désir, au contact des meilleurs, de prendre la raquette à leur tour.
Simon POSNIC.