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A Alençon, sur les pas de la famille Martin... |
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Le pavillon de Louis-Martin, actuellement rue du pavillon de Sainte-Thérèse.
À la veille de leur béatification, balade à travers la ville où Louis et Zélie Martin ont vécu leur viede couple dans la seconde moitié du XIXe siècle.
La maison natale (1) : c'est là que la famille va s'installer à partir de 1871 au 36 de la rue Saint-Blaise, (actuellement le 50, en face de la préfecture). C'est la résidence de la famille Guérin, Zélie y est chef d'entreprise depuis 1853 quand elle a installé son atelier de fabrication du point d'Alençon où une vingtaine d'ouvrières seront employées.
Eglise Notre-Dame (2) : c'est là que Louis et Zélie Martin se sont mariés. Le 13 juillet 1858 à minuit, après un mariage civil célébré à 22 h. C'est aussi dans cette église que sainte Thérèse fut baptisée en 1873.
Le pavillon de Louis Martin (3). De l'autre côté de l'avenue de la République, une petite rue qui mène au Dojo. Cette tour avec une petite maison était un bien appartenant à Louis Martin, un an avant son mariage. « C'était un lieu où il venait souvent se reposer, méditer également, explique une des guides qui s'occupe de l'entretien de la maison. On est également tout près de la Sarthe et il allait beaucoup pêcher. » Plus tard, après le mariage, il venait également le dimanche, pour des goûters. « C'était la campagne à cette époque. » Au 2e étage de la tour, en haut d'un escalier étroit, une petite pièce avec un lit, au dessous, un bureau et au rez-de-chaussée, une petite pièce avec les cannes à pêche accrochées au mur. » Ce lieu de vie de la famille, qui était encore propriété privée jusque récemment, va êtreaménagé. Il sera à découvrir aujourd'hui.
La bijouterie, rue du Pont-Neuf (4) : Après avoir renoncé à rentrer au monastère du Grand Saint-Bernard, à cause de ses lacunes en latin, Louis, né à Bordeaux en 1823 d'un père militaire, s'installe à Alençon. Il ouvre une bijouterie-horlogerie rue du Pont-Neuf, là où se situe actuellement une agence d'assurances AXA, une petite plaque discrète est apposée sur la vitrine. Il restera là jusqu'en 1871 avant de déménager rue Saint-Blaise.
L'église de Montsort : c'est là que tous les autres enfants des parents Martin ont été baptisés, c'était leur paroisse quand ils habitaient rue du Pont-Neuf. C'est là que se trouvait le confesseur de Zélie Martin.
Et aussi...
Pont de Sarthe : c'est là que Zélie et Louis ont fait connaissance, en avril 1858. La mère de Louis, qui fréquentait l'atelier de dentellière avait repéré cette jeune fille pour son fils. L'histoire dit qu'une voix aurait soufflé à Zélie que Louis était l'homme avec qui elle devait faire sa vie. Ils se marient trois mois après.
Maison d'Ozé : c'est là que Zélie a appris le métier de dentellière, métier qu'elle exerce après que la mère supérieure des Filles de la Charité ait refusé qu'elle rentre dans les ordres.
Halle aux Toiles : c'est là que la maison Pigache fut honorée en 1858, quelques jours avant le mariage de Zélie. L'entreprise de Zélie fournissait cette célèbre maison parisienne qui n'oublia pas de citer la dans cette cérémonie. « Cette médaille fait aussi honneur à la direction intelligente de Mademoiselle Zélie Guérin, chargée à Alençon, des intérêts de cet industriel ».
Pratique. Une visite guidée est proposée ce matin à partir de 10 h devant l'office de tourisme. Animée par Alice Blain-Descormiers, elle reprendra une partie de ces lieux avec notamment la maison d'Ozé, l'église Notre-Dame, l'église Saint-Pierre de Montsort, la bijouterie rue du Pont-Neuf et la maison natale. La visite dure entre 1 h 30 et 2 h.
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