|
Après les incidents, le calme revenu à Perseigne... |
1
L'école Jules-Verne porte encore les traces des incidents du week-end. Nettoyage et remplacement des vitres
Trois mineurs âgés de 13, 10 et 8 ans ont été entendus dans le cadre des premiers faits. Pour les incendies de voiture, l'enquête se poursuit.
Nuit et journée calme
La présence des CRS dans la nuit de dimanche à lundi a ramené le calme dans la cité. Hier plus aucune trace des incidents du week-end. Les CRS sont repartis « mais ils pourraient revenir », prévient Carole Etienne. Le quartier reste sous surveillance.
Ecole perturbée
À l'école Jules-Verne, le jet de cocktails molotov de dimanche a laissé quelques traces. Tables, chaises et divers accessoires ont été sortis, le temps de procéder au nettoyage des locaux touchés. Devant la grille de l'entrée, les parents confient leur crainte. « Quand on voit qu'ils s'attaquent à l'école, ça fait peur, confie une mère de famille. Dans la journée, le quartier est calme mais la nuit et le week-end, c'est autre chose. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il y avait des incidents. Des voitures ont brûlé le week-end précédent, un bus a aussi été caillassé. On ne sait pas trop pourquoi, c'est bizarre. »
A l'intérieur de l'école, les questions ne sont pas les bienvenues. « On en a parlé avec les élèves ce matin, c'est tout. Maintenant, on veut retrouver la sérénité », se borne à dire la directrice qui interdit sur ordre de l'inspection académique toute prise de photos ou témoignages complémentaires.
Trois « enfants » entendus
Âgés de 13, 10 et 8 ans, ils ont été entendus sur les faits de l'après-midi. L'incendie du matelas et du conteneur. Ils devraient de nouveau être entendus. « Il faut voir quelles mesures éducatives leur seront appliquées », indique Carole Etienne, procureur de la République qui refuse toujours de lier ce premier fait avec les violences urbaines qui ont suivi. « Il n'y a pas eu de souci lors des interpellations, ni lorsqu'ils sont repartis avec leurs parents. Je ne vois pas en quoi les incendies de voitures seraient la conséquence de cela. »
Pas d'interpellation
Pour les 12 voitures incendiées dans la soirée de samedi, l'enquête se poursuit. « Il n'y a pas eu d'interpellation mais cela ne veut pas dire que l'enquête ne progresse pas vite. » Collecte d'indices, recoupement, témoignages, aucune piste n'est écartée « même si apparemment, on est plutôt dans le créneau adolescent 13-15 ans. Et pas 8-13 comme l'autre fait. »
Message inconnu
Les raisons d'une telle flambée restent inconnues. Drogue ? Règlement de comptes entre bandes ? « On n'a pas d'éléments qui nous orientent vers ça, poursuit Carole Etienne. Ces dégradations font encourir à leurs auteurs 10 ans de prison « voire la cour d'assises si la notion de bande organisée est retenue. »