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Coupe : Lorient évite de justesse le coup de froid à Alençon... |
Coupe de France (32es de finale). Alençon (CFA 2) - Lorient (L1). Les Lorientais ne doivent leur victoire qu'à la chance. Les Ornais peuvent nourrir des regrets.
Devant un stade Jacques-Fould quasi-plein (3 200 spectateurs) et dans une chaude ambiance, malgré les - 3 °C affichés par le thermomètre, les Alençonnais ont livré une énorme prestation. « Je suis super fier de mes joueurs mais aussi extrêmement déçus, lançait d'emblée l'entraîneur ornais Christophe Ferron. Ils ont joué le match que j'attendais d'eux. Je n'ai rien à leur reprocher. » Menés 2-1, ses garçons ont en effet trouvé la force pour revenir et décrocher les tirs au but. Un exercice rendu très difficile par le gel et au cours de laquelle Alençon a notamment raté une balle de match. « Lorsque l'on rate trop d'occasions... », déplore Ferron.
Gourcuff : « Incapables de se faire violence »
Vaillants dans les duels, bien organisés défensivement et profitant des difficultés bretonnes à imposer leur jeu, les coéquipiers de Cyrille François, habituels pensionnaires de CFA 2, ont tenu la dragée haute aux professionnels de Lorient. « Nous savions que nous n'avions rien à perdre et que les conditions climatiques nous favoriseraient », analyse le capitaine des amateurs.
Ainsi, l'inévitable Julien Daniel, après avoir manqué une première opportunité, ouvrait la marque (60'). Une joie rafraîchie par l'égalisation de Gameiro (71') et un « but venu d'ailleurs », selon Benjamin Morel, de Namouchi de près de 30 mètres (74'). « Je suis surpris par sa frappe qui est droite et qui file dans la lucarne, explique le portier Stanislas Flandrin, pourtant situé qu'à trois mètres de sa ligne de but. «
On a cru que l'on avait fait le plus dur en prenant l'avantage », admettent les Lorientais. Erreur. Marc Paris, bien alerté par Morel, redonnait l'espoir aux siens d'une parfaite reprise de volée du gauche (83'). « On a prouvé que nous avions de solides ressources morales », souligne l'attaquant alençonnais Benjamin Morel, entré rapidement à la place de Christophe Juin.
Des qualités morales exemplaires qui ont fait défaut à leurs hôtes hier soir. Si les conditions de jeu étaient effectivement déplorables, les Merlus ont aussi affiché leurs difficultés à s'adapter et à réellement se révolter. Notamment après l'égalisation ornaise. « Comme ces matches se jouent au mental et à l'agressivité..., s'agace Christian Gourcuff. Nous sommes incapables de nous faire violence. Ce n'est pas dans nos aptitudes »
Finalement, Lorient ne doit sa qualification qu'aux glissades alençonnaises lors de la séance des tirs au but. « Où l'on peut s'en vouloir c'est de les avoir tirer à côté » juge Joachim Bédar. Après Théa, excellent hier soir, qui chutait au moment de son shoot, c'est Julien Daniel, le buteur maison qui perdait son appui alors qu'il avait la qualification au bout du pied...
Julien SOYER.