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Des tablettes numériques prêtées aux étudiants... |
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Ludivine Jehan, responsable de la bibliothèque universitaire, présente l'une des tablettes prêtées par la BU.
La bibliothèque universitaire prête, depuis le 15 octobre, des Ipad et des Archos à ses étudiants. Objectifs : tester les contenus des éditeurs, évaluer les besoins des jeunes et les aider à utiliser ces nouveaux outils.
Utiliser une tablette numérique pendant une semaine, gratuitement, sans déposer de caution et en téléchargeant tout ce qu'on veut : c'est, en substance, ce qu'offre la bibliothèque universitaire d'Alençon à ses membres. Ces prêts de tablettes numériques, lancés depuis le 15 octobre, ont été initiés par les BU de droit-lettres, sciences et santé de Caen il y a tout juste un an. À l'époque, cette opération-pilote soutenue par le conseil régional, était quasi unique en France. « Caen disposait de 23 tablettes. Cette année, c'est à notre tour de les récupérer », précise Ludivine Jehan, responsable de la bibliothèque universitaire d'Alençon. Celles de Cherbourg et Saint-Lo offrent elles aussi ce nouveau service.
A Alençon, 7 tablettes sont mises en circulation : 4 Archos et 3 Ipad. Le prêt est simplifié : il suffit d'être inscrit à la bibliothèque (étudiants, professeurs ou personnes extérieures), et de signer un contrat de responsabilité. Les tablettes sont prêtées sans contenu autre que les applications de base proposées par le fournisseur.
Réservation possible
« La durée de prêt est courte pour favoriser la découverte et la circulation de ces tablettes ». Si elles sont déjà parties, il est possible de les réserver. « Un mail est alors envoyé au jeune dès qu'une tablette est disponible ». Cette nouveauté répond à plusieurs objectifs : « aider les étudiants à s'approprier les nouvelles technologies ; tester l'offre de contenus des éditeurs ; et évaluer les besoins des utilisateurs ». Après chaque emprunt, les jeunes sont en effet invités à remplir un questionnaire de satisfaction. La majorité réclame des applications de type traitement de texte ; pour lire les documents en PDF. « Mais la plupart les prennent pour utiliser internet. Tout le site est en WiFi », précise la bibliothécaire. Une fois rendue, la tablette est réinitialisée. Ainsi, il ne reste aucune trace de l'utilisation précédente.
« A l'avenir, on souhaite disposer d'une bibliothèque en ligne accessible via les tablettes », précise Ludivine Jehan. Pour l'heure, il existe déjà un catalogue en ligne. Une vingtaine de bibliothèques l'alimentent. « Les livres peuvent venir de ces différents sites. Ici, on dispose de 35 000 à 38 000 ouvrages. On augmente de 2 000 livres chaque année ». L'an prochain, la bibliothèque universitaire devrait développer son offre en culture générale. « Pour l'instant, nous avons très peu de romans. Mais l'idée est d'en proposer pour éviter à nos étudiants de payer une inscription à la médiathèque ».