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Dure rentrée pour des enfants handicapés... |
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Dure rentrée pour des enfants handicapés © D.R
Scolarisés à Briouze, les deux enfants souffrant de surdité doivent se partager une seule auxiliaire de vie. Révoltant, selon la maman.
Virginie Hergault est la maman de deux bambins de 4 et 5 ans. Sourds tous les deux, ils sont scolarisés dans des classes normales à l'école du Val-de-Breuil à Briouze. Une intégration rendue possible jusqu'à présent par la présence d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS) par enfant.
Mais en cette rentrée, l'une d'entre elles ne pourra pas être présente, pour cause de congé de maternité jusqu'en novembre. Elle n'a pas été remplacée, ce qui révolte Virginie Hergault. « J'ai pourtant fait une demande en mars », retrace-t-elle. En juillet, le dossier passe devant la commission de la maison départementale du handicap à Alençon. « J'ai eu l'accord pour deux AVS en septembre et du matériel spécialisé. »
« Peut-être Mme Hergault a-t-elle alerté, mais l'information n'est pas arrivée jusqu'à nous. Nos services n'ont eu connaissance du congé maternité de l'AVS que tardivement », répond Alain Gallerand, inspecteur en charge de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des enfants handicapés, à l'inspection académique à Alençon. « Nous avons réagi le plus rapidement possible, à la rentrée, en augmentant le temps de service de la deuxième AVS de 18 à 26 heures par semaine, pour qu'elle puisse s'occuper des deux enfants. » Une solution « à moyen terme », loin de satisfaire Virginie Hergault. « Couper l'AVS en deux va pénaliser mes enfants », estime-t-elle.
Mais pourquoi ne pas affecter dès aujourd'hui une autre personne à l'encadrement de l'enfant ? « Les AVS sont embauchés avec des contrats aidés qui sont nominatifs, pour un enfant en particulier », explique l'inspecteur.