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Hommage à deux aviateurs américains... |
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Le 2nd lieutenant Max K. Graham, aviateur de l'United States Army Corps, a péri après un atterrissage d'urgence, le 13 août 1944,à Saint-Germain-des-Grois, dansLe Perche.
Vendredi, la commune de Saint-Germain-des-Grois rendra hommage à deux pilotes de l'United States Army Air Corps, morts pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le 13 août 1944, le 2nd lieutenant Max Kenneth Graham, marié, 19 ans, tente de maîtriser un atterrissage d'urgence, à bord de son P-47, à Saint-Germain-des-Grois. Il ne reverra jamais les États-Unis. Sa fille, Maxine Olson Graham, naîtra quelques jours plus tard, de l'autre côté de l'Atlantique. Deux mois plus tôt, le 15 juin 1944, le 1st lieutenant Richard William Montell Jr, disparaissait aussi dans les alentours.
Plus de six ans de recherches
« Tout commence par la lecture d'une plaque, sur le monument aux morts de ce petit village du Perche, où peu d'habitants pouvaient préciser les circonstances des disparitions de juin et août 1944. L'objectif était de retracer le parcours de ces jeunes Américains au sein de l'European Theatre operation, puis de retrouver les familles des pilotes pour ériger une stèle. » Jean-Marc Bonnet, de l'Association normande du souvenir aérien (Ansa), a mené l'enquête, suivi les différentes pistes et consulté les archives. S'en suivent plus de six ans de recherches, et finalement le Graal : l'accès au dossier militaire de « Max ».
« C'est le plus beau cadeau
de Noël »
La famille de Richard Montell « n'a pas souhaité donner suite », regrette Jean-Marc Bonnet. Seule Maxine Olson Graham a répondu à l'appel. Robert Stuard, habitant de Los Angeles et correspondant de l'Ansa, la contacte en décembre dernier. Il lui parle des recherches effectuées en France. Sa réponse ? « C'est le plus beau cadeau de Noël ! » Elle disposait jusqu'alors de peu d'éléments sur l'histoire de son père. Sa mère s'était remariée peu de temps après le drame.
« Elle est retournée sur la tombe de son père à Dallas en janvier dernier pour la première fois depuis son enfance. Elle m'a avoué que c'est la première fois qu'elle avait pu pleurer en s'y recueillant », raconte Jean-Marc Bonnet. Maxine, présente depuis plusieurs jours en France, se verra remettre les décorations de son père, vendredi, avant d'aller se recueillir, le lendemain, sur les lieux du crash.