Le jeu du foulard, un défi à relever pour être accepté dans un groupe... : Archives Ouest-France.Ce soir-là, il m'avait dit au revoir normalement. A minuit, mon mari l'a découvert dans sa chambre, inconscient. Il s'était passé, autour du cou, la rallonge électrique que j'utilise pour repasser le linge. Il l'a accrochée à son punching-ball et est monté sur une chaise. Avant de perde connaissance, il a dû essayer d'enlever le fil de son cou, il avait des marques aux doigts. Quand nous l'avons trouvé, son coeur battait encore.
Les gendarmes ont parlé de suicide. Je n'y ai jamais cru. Les marques sur ses doigts prouvent qu'il a voulu retirer le fil. Il rentrait de chez ses soeurs, il était parti parler de Noël, de ce qu'il voulait comme cadeau... Ce n'est pas le comportement de quelqu'un qui veut se suicider. Il n'avait que 12 ans.
Plus tard dans son cahier de texte, j'ai trouvé un mot qui disait qu'il ne voulait pas aller à l'école le lendemain. C'est un article dans Ouest-France qui m'a éclairée. Françoise Cochet, la présidente de l'association des parents d'enfants accidentés par strangulation [qui sera jeudi à la halle aux Toiles], parlait du jeu du foulard. Je l'ai appelée. Elle m'a dit : « Ce n'est pas un suicide », elle m'a parlé de bizutage. J'ai compris à ce moment-là. Je suis allée au collège pour parler avec les copains de Kevin, mais ils n'ont rien voulu dire. Ils m'ont dit seulement : « Il s'y est mal pris ».
Kevin devait relever un défi. C'était un enfant réservé, il aimait la musique, il n'avait pas beaucoup d'amis. Il fallait qu'il le fasse pour être accepté par le groupe. S'il ne l'avait pas fait ce soir-là, il aurait sans doute été embêté.
Le jeu du foulard peut arriver chez tout le monde. Des enfants âgés de 8 ans en sont morts. Depuis quatre ans, je fais partie de l'association de Françoise Cochet. J'en parle, je distribue des brochures. J'avais parlé à Kevin de l'alcool, de la drogue, pas du jeu du foulard, parce que je ne connaissais pas. Si j'avais été au courant je lui aurais dit « Ne mets rien autour de ton cou ». L'an passé, une grand-mère, qui se posait des questions, en a parlé à temps avec son petit-fils. On peut sauver d'autres enfants. Kevin n'aura pas fait ça pour rien. »
Propos recueillis par
S. SÉJOURNÉ-DUROY.
(1) L'association des parents d'enfants accidentés par strangulation. Rens. sur www.jeudufoulard.com ; Régine Couillard, 06 07 29 84 93.

Pour commencer, j'ai rarement rencontré un patron aussi sympa et commerçant... ils se font rares...

apres plusieurs visite je trouve que ce resto est bon le cadre agreable le personnel bien la facture...

j'ai adoré, de l'action, beaucoup d'humour, j'ai passé un super bon moment!...

Alors là, merci la fête du cinéma sans laquelle il ne me serait pas venu à...
Alençon, ville sale ?
Le stationnement va changer en septembre, qu'en pensez-vous ?
