Mordon le dompteur. Maxime, la vingtaine tout juste entamée, a fait ses armes dans le monde professionnel comme garçon boucher. Jusqu'au jour où... « J'allais retrouver ma famille en Bretagne et puis, au détour d'une conversation avec quelques membres du cirque Fratellini, j'ai trouvé ma vocation. Le lendemain, je quittais tout pour les rejoindre ! »
« On apprend tout »
Quatre ans plus tard, il est toujours là, fidèle au poste. Enfin aux postes. Avant de trouver son « rôle », il lui aura fallu deux ans. Désormais Maxime est plus connu sous le nom de « Tito le clown ». Une tenue qui lui va comme un gant.
« Finalement, je trouve des similitudes entre ma nouvelle vie et mon ancienne vie : le contact avec les gens. » Avec un plaisir tout particulier : s'être inscrit à l'école de la vie. « Dans le cirque, on apprend tout. Notre vie, ce n'est pas seulement la représentation. »
Pas seulement, mais la partie visible de l'iceberg en tout cas. Et de ce côté-là, la troupe Fratellini se plaît à rappeler ses spécificités, ses tours inédits.
Dompteur de fauve, on ne peut pas dire que cela sorte de l'ordinaire. En revanche, à 27 ans, c'est moins courant. « Je suis l'un des plus jeunes d'Europe », confirme le dompteur Mordon. Mais qu'importe l'âge quand il s'agit de vocation. « Ça ne s'apprend pas. On se le transmet de génération en génération. Personnellement, je parlerais plus d'un don. »
Modestie en berne ? Peut-être. Assurance ? Plus sûrement. Mais pour défier, seul dans une cage, des fauves qui pèsent parfois près de 250 kg, ne faut-il pas en faire excès ?
Barabase, le fakir, est lui aussi une figure de proue du spectacle. De la « traditionnelle » planche à clous, au feu, en passant par le verre pilé, il est un dompteur à sa façon, jouant avec des éléments non vivants, mais pourtant loin d'être dociles. « Justement, c'est cette adrénaline que je recherche. Me faire peur en quelque sorte. Il y a une forme de magie... »
On l'aura compris, entre parcours non conventionnel et personnalités insolites, l'envers du décor ne manque pas de reliefs. Ce monde est tout simplement vivant. A l'image de la petite dernière, « Alençonne ». Une femelle lama née mardi qui conservera une trace indélébile de son passage dans la cité ornaise. Un petit clin d'oeil avant que le public alençonnais ait l'occasion, dès vendredi, d'écarquiller bien grands ses yeux devant le spectacle.
Du vendredi 19 au mercredi 24 juin, au parc des expositions d'Alençon. Horaires : vendredi 18 h 30, samedi 20 h 30, dimanche 17 h, mardi 18 h 30, et mercredi 15 h.
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Alençon, ville sale ?
