C'était il y a longtemps : en 2003 et 2004. En quatre ans, il se passe beaucoup de choses quand on a 18 ans. Aujourd'hui, ils ont tiré un trait sur la drogue. L'un veut monter sa boîte, l'autre travaille dans une pharmacie, un troisième suit des études de marketing, un autre élève ses enfants.
« J'en fumais une partie, je revendais le reste »
Au moment des faits, ils aimaient la fête et la fumette. Au point d'inquiéter leurs voisins. L'un a alerté le maire sur leurs va-et-vient. L'enquête des gendarmes a abouti au démantèlement de deux petits réseaux de la région de Putanges, fin 2004.
Le premier à Ménil-Hermei, autour d'un jeune couple. Le jeune homme est un gros consommateur qui se défonce alors « avec un peu tout » : cannabis, héroïne, champignons hallucinogènes. Pour financer sa consommation, il vend des stupéfiants... à d'autres qui revendent pour financer leur propre consommation. Une chaîne sans fin. Il reconnaît avoir revendu jusqu'à 1 kg de résine de cannabis par mois. A ses côtés comparaissent son ex-petite amie, deux « clients » et celui qui lui aurait fourni près de 10 kg de résine pour alimenter son petit commerce. Ce dernier, grand brun au visage émacié, est le seul à nier son implication dans l'affaire.
L'enquête des gendarmes permet d'élucider un second petit trafic, mené celui-là par des lycéens à Putanges. Quatre jeunes garçons qui financent leur consommation en « dépannant » les copains. Ils se fournissent auprès d'un autre lycéen, qu'ils retrouvent sur le terrain de foot de Clécy. Leur trafic aurait porté sur 7 kg de résine. Ledit fournisseur est abasourdi quand le parquetier requiert à son encontre deux ans de prison ferme.
« Il a gagné avec cette affaire-là 650 €, on est bien loin de la plateforme de la drogue, on est dans la petite affaire d'adolescents. Aucun ado n'échappe à la « culture cannabis », certains y prennent simplement plus goût que d'autres, plaide Me Dury-Gherrak, son avocate. Si vous l'envoyez en prison, vous mettez un terme à sa scolarité. Il ne retournera pas à l'école après. Il aura fait d'excellentes rencontres en prison, il touchera le RMI ; vous le remettrez sur le chemin de la délinquance alors qu'il a montré en quatre ans qu'il est capable de faire autre chose. Ça n'aurait pas de sens. »
Des peines de prison allant de 16 mois ferme à huit mois avec sursis sont requises à l'encontre des autres prévenus. « On est dans des réquisitions de comparutions immédiates alors que ce trouble s'est apaisé de lui-même, je ne comprends pas, souligne Me Girot. Ils n'ont jamais fait la sortie des écoles, ils se sont juste drogués pour pas cher entre copains à un moment de leur vie. » Me Berthout, qui partage l'avis de ses confrères, considère aussi que « quatre ans d'attente, c'est déjà une peine en soi ». Ils ont déjà attendu quatre ans, ils devront encore patienter un peu : le tribunal rendra sa décision le 17 juin.
Stéphanie SÉJOURNÉ.

Pour commencer, j'ai rarement rencontré un patron aussi sympa et commerçant... ils se font rares...

apres plusieurs visite je trouve que ce resto est bon le cadre agreable le personnel bien la facture...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
Alençon, ville sale ?
Le stationnement va changer en septembre, qu'en pensez-vous ?
