Dans l'Orne, le nombre de personnes à la recherche d'un contrat à durée indéterminée à temps plein a augmenté de 9 % en un an. Ils sont aujourd'hui 8 881. Toutes catégories confondues, l'Orne compte 13 700 chômeurs. : ArchivesSi l'on en croit l'ANPE, le nombre de demandeurs d'emploi a, sur la même période, très fortement augmenté : + 9 %. Vous suivez toujours ?
Résumons : d'un côté, ça baisse ; de l'autre, ça augmente. C'est un peu normand, mais personne ne ment.
Chômeur ou pas chômeur,
telle est la question
La différence a plusieurs explications, la première tient au sens des mots. Le taux de chômage est calculé par la direction du travail selon la définition du Bureau international du travail. « Être au chômage, c'est répondre à quatre critères : être sans emploi, ne pas avoir travaillé le mois précédant, être activement en recherche d'emploi et être disponible », explique Gérard Pommier, professeur d'économie.
Et être demandeur d'emploi, c'est quoi ? « L'État s'appuie sur la définition de l'ANPE, beaucoup plus restrictive. » Chaque nouvel inscrit est classé dans une catégorie, selon le type de contrat qu'il recherche notamment. Il y en a huit. L'augmentation de 9 % ne concerne que la catégorie 1 : « Il est sans emploi, à la recherche d'un temps plein, en contrat à durée indéterminée, et il n'a pas travaillé plus de 78 h le mois précédent », indique Alain Thoyon, directeur départemental de l'ANPE.
Ça change tout
En septembre, le taux de chômage ornais était de 6,8 %. L'ANPE comptait 8 881 demandeurs d'emploi au sens de la catégorie 1. Ajoutons ceux qui cherchent un temps plein en CDI à temps partiel et ceux qui cherchent un CDD, nous voilà à 11 500 personnes. Toutes catégories confondues, ils sont 13 700.
« On a considéré à l'époque où on a retenu ces critères, qu'un véritable emploi était un temps plein en CDI, confie Gérard Pommier. C'était la donnée la plus stable. »
Un phénomène surprenant
Le chômage qui baisse et le nombre de chômeurs qui augmente, c'est possible. Si le dénominateur, la population active, augmente d'un coup. Ce n'est pas le cas. « Cela veut dire que l'emploi augmente plus vite que le chômage », réfléchit Gérard Pommier. Alain Thoyon corrobore cette thèse : « En un an, la population salariée a augmenté de 0,7 % ; le nombre de déclarations d'embauche a augmenté de 10,5 %. » Là encore prudence, cela concerne aussi bien un CDI qu'un contrat d'une journée. « On a une augmentation du nombre de contrats précaires », souligne Alain Thoyon. Les nouveaux inscrits connaissent déjà : « ils arrivent pour la plupart après une fin de contrat, bien plus qu'après un licenciement ». Il évoque aussi la situation de l'intérim, « florissante pendant l'été », qui vit un réveil douloureux depuis la rentrée.
A qui se fier alors ?
Alain Thoyon fournit une piste de réflexion : « Le taux de chômage est une donnée calculée par des statisticiens par rapport à la population active. » Elle ne tient pas compte des variations saisonnières par exemple. « Le nombre de demandeurs d'emploi en fin de mois est une photographie du nombre d'inscrits à un moment donné. »
« Ce qui est fiable, c'est l'évolution, indique Gérard Pommier. Il faut se souvenir que les taux présentés, quand on n'a pas l'ensemble des catégories, sous-estiment la situation du chômage ». Les pourcentages communiqués ne donnent en outre aucune donnée qualitative. « Chaque mois, 3 millions de chômeurs au chômage un mois, ce n'est pas pareil que trois millions de chômeurs au chômage un an. Ça ne touche pas le même nombre de personnes. »
StéphanieSÉJOURNÉ-DUROY.

Pour commencer, j'ai rarement rencontré un patron aussi sympa et commerçant... ils se font rares...

apres plusieurs visite je trouve que ce resto est bon le cadre agreable le personnel bien la facture...

j'ai adoré, de l'action, beaucoup d'humour, j'ai passé un super bon moment!...

Alors là, merci la fête du cinéma sans laquelle il ne me serait pas venu à...
Alençon, ville sale ?
Le stationnement va changer en septembre, qu'en pensez-vous ?
