«On m'a dit, tu vas voir à Alençon, les gens sont chauds bouillants... J'ai l'impression d'être à la maison. Je suis à la maison ! Une banquette en velours couleur praline couverte de coussins, des bougies dans les photophores et un parfum d'encens, Yannick Noah se prépare : pas plus de deux verres de vin, quelques cigarettes, un échauffement vocal et un peu de yoga. Les traits un peu tirés, le chanteur, âgé de 47 ans, rappelle qu'il en est au 105e concert de sa tournée, démarrée en mai. Il joue dans de très grandes salles, pas toujours adaptées comme le parc Elan. Mais peu importe, « ce qui compte, c'est que les gens voient le spectacle. Le public de ce soir me connaît, le disque doit traîner à la maison. C'est le disque de la famille ».
Des choses à dire
« Je suis assez timide naturellement. La première fois qu'on m'a tendu un micro, après un match, j'étais intimidé. Je parle doucement. J'ai l'impression que j'évacue plus de choses à travers la musique. Mais ça vient, j'ai des choses à dire. J'aime bien y aller doucement. » Après le tube Aux arbres citoyens, l'hymne à la protection de la planète que Yannick réserve à la fin du concert, a-t-il l'intention de chanter plus de textes à message ? « Cette chanson-là, elle m'a plu comme message que je pourrais adresser à la génération de mes petits-enfants. J'avais envie de dire ça aux enfants, comme je suis perçu comme un espèce de grand frère... Si la chanson me touche, me paraît juste, je peux la chanter. »
Des choses à dénoncer
« Pendant les élections, j'ai eu un drôle de sentiment : que les gens de mon côté ne s'exprimaient pas. J'ai toujours dit ce que je pensais en tant que citoyen, j'ai toujours voté. J'ai eu le sentiment de sortir du lot car un des seuls artistes à se positionner. » On a vu Yannick Noah au côté de Ségolène Royal, on l'a entendu dire qu'il quitterait la France puis qu'il résisterait si Nicolas Sarkozy était élu. Il a refusé une proposition de l'Elysée pour chanter au concert du Champ de Mars le 14 juillet dernier. « Car je n'ai pas beaucoup de respect pour ces gens-là. On m'a proposé de jouer pour quelques centaines de milliers d'euros, mais je ne mange pas de ce pain-là. »
Depuis le tennis
En 1990, le champion de tennis n'imaginait pas une telle carrière de chanteur. « Au début, c'était le côté fun, on aimait faire des reprises. On était cinq sur scène, aujourd'hui on est dix. C'est vraiment le plaisir de jouer ensemble. Ce qui a changé depuis quinze ans, c'est qu'on gagne nos vies avec la chanson. » Ce qu'il aime le plus dans sa vie d'artiste ? « La scène, être avec mes copains. On vit quasiment ensemble, plus qu'avec nos familles. Et j'aime chanter ! »
Conversation au rayon disques
« J'étais dans une grande surface, dans le rayon disques. Un homme me dit qu'il est déçu, qu'il aurait aimé acheter mon album mais que mes propos anti-Sarkozy l'avaient freiné. L'échange a été courtois, je lui ai dit que je préférais qu'il n'achète pas mon disque. Un autre qui écoutait la conversation m'a dit halluciner. Il ne se trouvait pas là pour acheter mon album, mais du coup, il l'a pris... »
Aux enfants
Sur scène, le chanteur s'adresse très souvent aux enfants : « Tu t'éclates là, c'est cool. Y'a pas école demain en plus... » Après six minutes de rappel, l'homme aux pieds nus, tout vêtu de blanc, revient une dernière fois pour chanter Te quiero puis le fameux Aux arbres citoyens. Il prend une petite fille dans les bras, à qui il chante doucement Petit papa Noël, que le public, toujours prêt, reprend avec lui. « Si vous travaillez bien à l'école, lance-t-il aux enfants, vos parents vous ramèneront en concert. Et on restera trois jours à Alençon ! Mais il faut bien travailler, la place du concert coûte cher. »

Pour commencer, j'ai rarement rencontré un patron aussi sympa et commerçant... ils se font rares...

apres plusieurs visite je trouve que ce resto est bon le cadre agreable le personnel bien la facture...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
Alençon, ville sale ?
Le stationnement va changer en septembre, qu'en pensez-vous ?
