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Alençon : « Je me sens bien tout court, ici ou ailleurs »... |
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Au Badiane, dont il est gérant, Gaëtan Delaunay veut faire se rencontrer des gens qui ne se connaissent pas. © Anne-Emmanuelle Lambert
Contrairement à l’idée reçue, tous les jeunes ne fuient pas Alençon. Certains ont décidé d’y vivre d’une manière alternative. Aujourd’hui, Gaëtan Delaunay, gérant du Badiane.
Portrait
« Il y a une espèce de mode à Alençon qui consiste à dire : c’est pourri, il faut aller ailleurs. Je ne suis pas d’accord avec ça. » Gaëtan Delaunay, 35 ans, est né à Avranches, dans la Manche. Il est arrivé à Alençon en 1994 car ses parents y avaient trouvé du travail.
Pour lui, la question du lieu de vie est un faux débat. « Le problème, ce n’est pas où, c’est comment. Si je ne suis pas bien ici je ne serai pas bien ailleurs. »
Le jeune homme joint les actes à la parole. Après avoir été animateur puis marchand de thé ambulant pendant deux ans, il lance en septembre 2013 le Badiane au 143, Grande Rue. « J’avais envie d’ouvrir un bar et un salon de thé. J’ai fait les deux dans un même lieu. »
Rapidement, le concept trouve son public et Gaëtan Delaunay réussit son pari : faire se rencontrer des gens qui ne se ressemblent pas, faire échanger des gens qui ne se connaissent pas. « J’ai créé le lieu dont moi j’avais envie, résume-t-il. J’ai l’impression que je n’étais pas le seul. »
Voire le portrait dans son intégralité dans Ouest-France, à lire en édition numérique