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Alençon. L'Atre, association d'insertion, va pousser les murs... |
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L'équipe de l'association d'insertion Atre entourant une salariée, dans l'atelier de la rue Charles-Gide. © Fabienne Gérault
L'Atelier tremplin pour la Réinsertion et l'Emploi (Atre) d'Alençon va doubler sa surface d'activités en louant un local contigu au sien, rue Charles-Gide. Une perspective encourageante qui s'ajoute à un bilan 2017 positif.
L'association d'insertion Atre (Atelier tremplin pour la Réinsertion et l'Emploi) va pouvoir développer ses activités dans des locaux plus spacieux. Mardi 20 mars, la communauté urbaine d'Alençon l'a informée qu'elle acceptait de lui louer un bâtiment contigu à celui qu'elle occupe au 14, rue Charles-Gide.
Une bonne nouvelle pour cette association, qui disposait de 650 m2 et en aura le double désormais. « L'extension sera effective au 1er mai, précise le président de l'Atre, Claude Lajon. Nous cherchions à nous agrandir depuis 2015. Nous allons devoir tout repenser, mais cela va nous permettre d'accueillir davantage de salariés en insertion. »
Un bon taux d'insertion
En 2017, 81 personnes ont travaillé à l'Atre. L'association propose principalement de services de lavage, séchage et repassage de linge. « Nous accueillons des chômeurs de longue durée, des mères de famille, des jeunes sans diplôme, des personnes reconnues travailleurs handicapés, des personnes étrangères, des quinquagénaires qui ont été licenciés... » énumère Mathilde Poisson, la directrice de l'Atre.
La fierté de l'association, c'est que les trois quarts des personnes salariées ont effectué une « sortie dynamique » l'an dernier. C'est-à-dire qu'à l'issue de leur contrat à l'Atre, elles ont décroché un CDI, un CDD ou sont entrées en formation. Un peu plus de 80 % des personnes accueillies sont des femmes.
Vive les couches lavables !
Au chapitre des projets, l'Atre va développer son service de location et d'entretien de couches lavables, lancé en octobre-novembre 2017. « Pour l'instant, précise Maëva Victor, chargée de communication recrutée en septembre, nous avons six clientes et beaucoup de demandes de femmes enceintes. Des contacts ont également été pris avec la maternité. Et la porte n'est pas fermée. »
L'Atre, qui assure le ramassage et la livraison du linge, envisage de nouer un partenariat avec La Poste. « Une réunion est prévue prochainement, ajoute Claude Lajon. Les facteurs nous permettraient d'étendre nos services à la campagne environnante. » « Cela peut être utile notamment aux personnes âgées isolées », renchérit Mathilde Poisson.