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Alençon. « Perseigne, c’est mon quartier, il passe avant tout le reste »... |
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Avec son association Graine d’espoir, Elyes aide les jeunes à faire leurs devoirs tous les samedis matin, à la mosquée de Perseigne. C’est gratuit et ouvert à tous. © Delphine Le Normand
Made in Perseigne. La vie d’Elyes Moualid, professeur de maths au collège Saint-François-de-Sales, à Alençon, n’a pas toujours été facile. Aujourd’hui, il veut apporter aux jeunes ce qui lui a manqué pendant son enfance.
Sur le papier, Elyes Moualid a le profil type du bon élève : après une licence de maths, il a obtenu un Master MEEF (métiers de l’enseignement), et à 25 ans, il est aujourd’hui professeur de mathématiques au collège Saint-François-de-Sales, à Alençon. Pour aider les jeunes de son quartier, il a créé une association, Graine d’espoir, qui propose de l’aide aux devoirs, tous les samedis, à la mosquée de Perseigne.
Malgré ces bons points, le parcours scolaire d’Elyes n’a pas été un long fleuve tranquille. « J’ai été très déstabilisé en arrivant au lycée, à Marguerite-de-Navarre. Ce n’était pas le même niveau qu’au collège. Je ne me sentais pas à ma place, je restais au fond de la classe, mal à l’aise… » Le jeune homme redouble sa seconde. Mais finalement, le reste du lycée deviendra « l’une des meilleures périodes de [sa] vie ». Il retrouve des amis du collège Louise-Michel, et un groupe soudé se forme. « On étudiait après les cours, on faisait nos devoirs maison ensemble. Dans ce groupe, on a tous réussi. »
Retrouvez l’intégralité de ce portrait dans l’édition ornaise de Ouest-France du mercredi 17 janvier 2018.