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Alençon. Pôles de santé : début des chantiers en fin d’année... |
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La maison Bonet, qui jouxte le parc de la Providence, abritera un pôle de santé. Si tout va bien, il sera opérationnel dans 18 mois. © Archives Ouest-France
Quatre pôles libéraux de santé et une Maison de la santé devraient sortir de terre d’ici 18 mois sur le territoire de la communauté urbaine.
La première édition des Assises de la santé à Alençon a réuni 150 personnes (professionnels de santé, élus) ce lundi 18 juin à la Halle aux toiles. L’occasion de faire le point sur les pôles libéraux de santé ambulatoire (PSLA) et la Maison de la santé, actuellement en projet.
Entretien avec
Emmanuel Darcissac, maire et premier vice-président de la CUA
Quel était l’objectif de ces Assises de la santé ?
L’idée était de poser un diagnostic commun (ville, CUA, département, et la Région pour les institutionnels, mais aussi l’hôpital, la clinique, les médecins libéraux et tous les professionnels de santé) afin de lister les propositions et initiatives à partir desquelles on bâtira des actions qui s’enracineront dans le territoire.
Les quatre PSLA font partie des attentes des habitants de la communauté urbaine. Où en est-on ?
Le projet est pratiquement abouti. Mais la collectivité ne peut aller dans la phase travaux que si elle a l’engagement des professionnels de santé (médecins, kinés, infirmières, etc.) de signer un bail de location. Actuellement, on affine le montant des loyers en fonction des travaux. Cet été on discutera avec les médecins et si un accord est trouvé rapidement, les premiers travaux pourraient commencer cet automne ou au plus tard en fin d’année.
A quand les mises en service… ?
Fin 2019 pour Perseigne. Début 2020 pour la Providence, c’est un peu plus compliqué car les bâtiments anciens sont classés, et l’opération est de plus grande ampleur.
Pour Saint-Germain-du-Corbéis et Damigny ?
Le calendrier est plus ou moins le même, ainsi les médecins de Saint-Germain devraient bientôt signer le bail.

Qu’en est-il de la Maison de santé ?
On y travaille également : dans la Maison des services qui ouvrira à Courteille d’ici un an et demi, on a gardé le 3e étage pour ce futur centre de santé. Les travaux sont en cours, on est en phase de démolition, l’inauguration est espérée pour la fin 2019. Pour le coup il y aurait deux ou trois médecins embauchés et salariés par la Ville.
C’est plus simple à mettre en place ?
Cela répond à deux objectifs différents : d’une part, des PSLA pour les praticiens qui souhaitent rester en médecine libérale. D’autre part un centre de santé adapté aux médecins qui veulent être salariés et qui n’ont pas envie d’avoir les tâches administratives, qui préfèrent avoir des temps de travail moins longs et avoir des rotations et des amplitudes de travail différentes. On essaie de répondre à des attentes différentes de médecins. On fera un nouveau point lors des deuxièmes Assises de la santé, organisées en octobre ou en novembre.