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Argentan. Ces friches qui ont encore du potentiel... |
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L’ancien centre de tri postal, situé près de la gare, est fermé depuis 2009 et fait partie des sites mentionnés par la convention entre Argentan et l’établissement public foncier de Normandie. © Ouest-France
Le conseil municipal argentanais a adopté lundi 24 septembre une convention avec l’établissement public foncier de Normandie. L’objectif ? Esquisser un nouvel horizon pour des sites à l’abandon…
Le projet
Disposer d’un « potentiel de développement », telle était la condition sine qua non pour figurer parmi les sites identifiés dans une convention passée entre la ville d’Argentan et l’établissement public foncier de Normandie (EPFN). Six friches ont décroché le gros lot et pourraient voir leur destin scellé d’ici 2020. La signature de cette convention a été votée, lundi 24 septembre, par les élus argentanais.
L’éventuelle réhabilitation de ces espaces plus ou moins désolés devra prendre en compte les besoins d’Argentan en termes de logements, équipements publics ou encore de commerces. L’EPFN, dont le propos est d’accompagner les collectivités locales dans leurs politiques d’aménagement du territoire, supervisera la réalisation d’une étude qu’il a trois ans pour mener à bien. « L’EPFN sera amené à nous faire des propositions d’utilisation de ces sites et des moyens à mettre en œuvre pour le faire », a précisé Pierre Pavis, maire d’Argentan. L’établissement foncier pourrait par exemple, avec l’aval du conseil municipal, se substituer à la municipalité pour acquérir l’une ou l’autre des friches dont elle n’est pas propriétaire à ce jour.
Deux priorités
Le montant de l’étude est estimé à 100 000 € (hors taxes) dont 25 % à charge de la municipalité. L’établissement foncier et la Région prennent en charge la somme restante. Parmi les friches retenues dans la convention figure l’ancienne clinique Notre-Dame que la commune vient d’acquérir pour 70 000 € (TTC). Ce bâtiment, d’une superficie de 4 000 m 2, n’accueille plus de patients depuis 2007. Toujours en centre-ville, l’étude se penchera sur le sort de l’ancienne sous-préfecture, construite sur pilotis aux XVII et XVIIIe siècle. Ses services ont déménagé dans un nouvel espace, route de Sées, en 2010. « Nous avons demandé à l’établissement public foncier de se pencher en priorité sur les anciennes clinique et sous-préfecture, a indiqué Pierre Pavis, maire d’Argentan. Et ce, en cohérence avec la rénovation du centre-ville que nous avons déjà engagée. »

Non loin de là se dresse l’actuel foyer des jeunes travailleurs qui n’est pas encore à proprement parler une friche. Seulement, son public sera bientôt accueilli en trois points différents d’Argentan : dans les étages de la poste principale, rue Georges-Méheudin et dans l’ancien bloc de la maternelle Fernand-Léger. Le choix de l’architecte est en cours pour les aménagements de ce foyer multi-sites et les travaux doivent débuter en 2019. Le bâtiment actuel sera donc bientôt vacant et confié à l’expertise de l’établissement public foncier.

Autre friche concernée, l’ancien centre de tri postal, situé près de la gare d’Argentan. Cette fois, c’est un site de 3 000 m² qui n’a plus d’utilité depuis sa fermeture en 2009. Sont également identifiés dans cette convention l’ancien magasin Le Mutant, rue du Sillon, (fermé depuis août 2014) et l’ex bâtiment de France Télécom, boulevard Koenig.