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Argentan. Karim Houllier vise la mairie en 2020... |
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Commercial dans une filiale de La Poste, marié et père de trois enfants, Karim Houllier est candidat aux élections municipales d’Argentan en 2020. © Ouest-France
Investi dans le milieu associatif local, ce commercial de 45 ans souhaite conduire une liste aux prochaines élections municipales. Candidat « apolitique », il place l’économie au centre de son futur programme.
Karim Houllier, 45Â ans, est candidat aux municipales 2020.
Vous souhaitez mener une liste municipale en 2020. Quelle est la genèse de ce projet ?
Je connais beaucoup de monde ici et de nombreux amis me taquinaient « Tu devrais te présenter à la mairie ! » Le déclic est venu il y a deux ou trois ans, après avoir été élu président du club de boxe. À force de m’investir avec l’équipe dirigeante, le leitmotiv à propos de la mairie a fait son chemin. Je connais par cœur cette ville où je suis né, j’y travaille, mes enfants y sont scolarisés… Je me suis dit que c’était le moment d’y aller, histoire de faire bouger les lignes.
On élit une équipe, un projet… Quelles sont les grandes lignes du programme que vous souhaitez porter ?
Il sera évidemment basé sur l’économie. Quand l’économie d’une ville est en berne, le moral de ses habitants l’est également. Si on peut attirer un peu plus de commerçants et de petites entreprises, Argentan ira mieux. Ces idées, je veux les confronter avec celles des commerçants et des chefs d’entreprise, pour ensuite les intégrer dans ce programme.
Mais l’économie est une compétence intercommunale… C’est la CDC que vous visez ?
Le souci, c’est justement la rivalité entre la mairie et Argentan Intercom ! Elle existe, il ne faut pas se voiler la face et les gens en ont marre de ces problèmes de personnes. Mon but est de créer une synergie, que la Ville et la CDC tirent dans le même sens, sans rivalité. Il faut que le prochain maire travaille en complète collaboration avec Argentan Intercom : on n’est pas des rivaux, on est des associés au service d’un même territoire !
Quel regard portez-vous sur Argentan ?
C’est une belle ville, bien entretenue. Beaucoup de bonnes choses ont été réalisées au plan social, associatif, culturel et sportif. Mais, il faut qu’Argentan devienne le pôle d’attraction d’un territoire plus dynamique qu’aujourd’hui.
Pourquoi ne pas faire ses preuves : conseiller municipal puis adjoint voire maire ?
Si je peux être élu maire, j’irais sans aucun problème car dans ce monde qui va vite, je suis davantage un leader qu’un suiveur. Mais je ne suis pas obtus, je n’irai pas contre la candidature de quelqu’un qui aurait davantage que moi la possibilité d’être élu(e) et qui porte les mêmes idées que les miennes.
Portez-vous une étiquette politique ?
Je suis apolitique, je ne reconnais pas spécialement dans les différents mouvements qui existent.
Entre Mélanchon et Le Pen, où placez-vous votre curseur ?
Il ne va absolument pas vers l’extrême droite, notamment vu mon prénom (sourire). Pas non plus vers l’extrême gauche, on sait ce que tous les extrêmes ça peut donner… Je suis apolitique au sens où je n’ai pas d’ambition politique, je veux juste être comme le représentant d’une ville. Comme un chef d’entreprise avec son équipe à la tête d’une commune, et qui travaille en collaboration avec les Argentanais. Je suis dans le participatif…
Quelle sorte de maire seriez-vous ?
Une équipe de foot, c’est 11 joueurs : tout le monde est au même niveau mais il faut un capitaine pour signer la feuille de match. Pour moi le rôle de maire c’est pareil : on est une équipe, il n’a pas à être placé sur un piédestal. Car si t’as pas d’équipe, tu ne peux pas être maire ! Si je suis élu, je serai le même que celui d’hier et d’aujourd’hui. On continuera à me voir faire mes courses à Argentan, prendre mon café le matin dans les bars. Je n’irai pas serrer des mains sur le marché un mois avant l’élection, les mains je les serre tous les jours !
Vous revendiquez être fils de prolétaire.
Ma mère a élevé cinq enfants quasiment toute seule, j’ai vécu 25 ans dans le quartier des Provinces. Je suis monté d’un échelon social, je fais maintenant partie de la classe moyenne, mais je fais toujours la bise aux gens qui m’ont connu quand j’étais gamin.
Vous avez de l’ambition ?
Non. Ni politique ni personnelle, juste l’envie de tirer la ville vers le haut. Je ne fais pas ça pour l’argent : élu, je perdrais même un peu d’argent. Car mon salaire est supérieur à l’indemnité de maire…
Vous avez déclaré votre candidature via Facebook il y a un mois. Quelles sont les réactions ?
Toutes ont été positives alors que souvent les réseaux sociaux ne sont pas tendres. Plusieurs personnes veulent adhérer à mon projet. Uniquement des gens de la société civile. Je veux attirer des gens de tous les milieux, des gens qui ont les pieds dans cette ville depuis toujours ou plus récemment, et qui veulent la voir avancer.
Contact : 06 35 02 18 60 ou via sa page Facebook