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Argentan. L’aquarelle de Fernand Léger n’a pas révélé tous ses secrets... |
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L’aquarelle « Cycles X » signée Fernand Léger, peinte sur papier. © Ouest-France
Réalisée par le peintre argentanais autour de 1899, elle fera partie de la trentaine d’œuvres réunies dans le futur musée.
L’origine de l’aquarelle
Le club des mécènes de l’Orne a offert à la Ville d’Argentan ( Ouest-France du samedi 12 janvier) une aquarelle peinte par Fernand Léger, dans sa jeunesse, vers 1899. « Il était alors apprenti architecte , a précisé Laure Dupont, conseillère municipale déléguée au patrimoine. La scène se déroule sur le champ de foire d’Argentan, où les jeunes d’alors venaient disputer des parties de football ou de polo à vélo. » Fernand Léger l’avait offerte à son ami André Mare, qu’il a représenté en couleur. Et l’œuvre était resté dans la famille.

« J’ai observé des cartes postales anciennes de la ville, explique Magali Guillaumin, qui a situé la scène. On voit la mairie derrière le personnage de Fernand Léger. Ainsi qu’un des clochers de l’église Saint-Germain, qui n’existe plus aujourd’hui. »
Les questions qui perdurent
« Pourquoi Fernand Léger s’est-il peint en blanc ? Pourquoi a-t-il conservé cette peinture alors qu’il a détruit nombre de ses œuvres de jeunesse ? Pourquoi ont-ils l’air de jumeaux ? » énumère Magali Guillemin. Autant de réponses à trouver pour l’ouverture du musée, prévue mardi 11 juin ?

Le verso est aussi intéressant
En retournant l’œuvre, Magali Guillemin a découvert « une annotation de Charlotte Mare, la femme d’André. Elle indique qu’il s’agit bien des deux hommes situés près du champ de course - qui était le vélodrome à l’époque. » Ce côté-là du tableau sera aussi exploité dans le futur musée municipal Fernand-Léger André-Mare, qui rendra hommage à l’œuvre de ces deux grands peintres, nés à Argentan.
Jeudi 24 janvier , à 20 h, conférence à la médiathèque sur «Correspondance inédite de Fernand Léger avec Charlotte et André Mare », de et d’après un livre édité par Benoît Noël, docteur en histoire de l’art, qui vient de sortir (BVR éditions, 295 p, 25 €, préfacé par le philosophe Michel Onfray).