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Art Sonic à Briouze : Shaka Ponk : « La scène comme une délivrance »... |
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Shaka Ponk en concert à Art Sonic, ce samedi soir à 23 h 10. © Jérôme Fouquet
Après des concerts riches en émotion hier soir à Art Sonic, les festivaliers, qui ont passé une nuit fraîche, attendent l'événement de ce soir : le concert de Shaka Ponk.
Entretien avec Ion, batteur du groupe Shaka Ponk.
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Comment s’est formé Shaka Ponk ?
Le nom existe depuis 2004, mais ses membres travaillent ensemble depuis la fin des années 90. Nous étions une bande de potes qui créait de la musique et des images. Nous faisions beaucoup de fêtes à thème autour de la création. Le groupe Shaka Ponk s’est formé à partir de là . En 2004, les choses sérieuses ont commencé avec les premiers concerts.
Vous avez véritablement explosé en 2011, quel a été l’élément déclencheur ?
C’est la conséquence de sept ans de préparation avec beaucoup de concerts en Allemagne puis en France. Les salles n’étaient pas très grandes et pas toujours très remplies mais ça nous a permis de nous fédérer un public.Notamment sur internet car nous sommes tous des geeks dans le groupe. Nous passions sur quelques radios indépendantes sans être très soutenus médiatiquement. En 2011, on a fait le pari de réserver le Zénith de Paris (plus de 6 000 places). Et la salle était pleine ! Des programmateurs de grandes radios étaient présents. Une semaine après, notre titre My name is Stain passait en boucle sur NRJ.
Les débuts n’ont pas été simples en France. Vous vous êtes exilés en Allemagne.
Nous sommes partis, entre autre, parce que nous ne trouvions pas de producteurs en France. À l’époque, un groupe français qui chantait en anglais trouvait difficilement sa place en radio. Les producteurs nous disaient : « C’est bien ce que vous faîtes, mais pouvez-vous le faire en français ? » Ou bien : « Il faut arrêter l’image, vous êtes des musiciens avant tout, le singe ça sert à rien etc. » Le groupe a décidé de s’exiler à Berlin. Là -bas, on se sentait plus écouté, on répétait dans un bunker réaménagé en studio où un manager nous a véritablement professionnalisés. Le concept Shaka Ponk s’est validé là -bas.
C’est vous qui courez après les festivals ou le contraire ?
Au début, c’est nous qui frappions à la porte des festivals. Certains nous ont donné notre chance. Maintenant, c’est plutôt le téléphone qui sonne et nous refusons rarement. La tournée va se finir en septembre. Après, nous retournerons dans notre « bunker » pour préparer de nouveaux projets.La réputation du groupe, elle s’est faite aussi sur scène avec des concerts explosifs. C’est quelque chose d’inné ?La scène, nous aimons tous ça profondément. Quand on passe beaucoup de temps en studio, c’est comme une délivrance. L’énergie que nous avons est naturelle mais nous passons des mois entiers à préparer nos mises en scène.
Comment gérez-vous le temps entre la scène et le studio ?
Notre studio, c’est chez nous ou dans notre bus. Il n’y a pas vraiment de période dédiée au studio. Nous avons toujours du matériel à disposition et il nous arrive de créer des sons dans le bus ou dans la loge d’un festival. Tout dépend de l’inspiration.Il paraît que vous allez présenter un nouveau live, à quoi doit-on s’attendre ?Il ressemble à celui de l’été dernier. Nous avons juste ajouté les titres du dernier album et les mises en scène qui vont avec. Pour ceux qui n’ont pas vu notre dernière tournée, ce sera tout nouveau !
Ce samedi à 23 h 10, Shaka Ponk au festival Art Sonic de Briouze.