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EN IMAGES. Alençon vu des fenêtres de la Maison d’Ozé... |
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Depuis la Maison d’Ozé, on a une vue plongeante sur la place de La Magdeleine, en plein réaménagement. © OUEST-FRANCE
Alençon vu d’en haut. D’un côté, la place de La Magdeleine et la basilique toute proche. De l’autre, le jardin à la française. La Maison d’Ozé offre un point de vue original sur les alentours.
De la Maison d’Ozé, on connaît surtout la façade imposante et le rez-de-chaussée, qui abrite l’office de tourisme. Mais les étages supérieurs, non accessibles au public, cachent eux aussi leurs secrets. La légende dit même qu’Henri IV y aurait séjourné…

Un escalier de pierre en colimaçon mène au reste de la maison. Au premier étage, une grande salle abrite encore quelques meubles. Vieux parquet poussiéreux, caisses en bois, cartons remplis d’archives… Les lieux ne sont plus utilisés depuis des années.
La basilique toute proche
Les fenêtres à meneaux et leurs carreaux colorés offrent une vue plongeante sur la place de La Magdeleine, où les ouvriers en travaux publics s’affairent. Lorsque Jehan du Mesnil, gouverneur de la ville, fit construire la Maison d’Ozé en 1449, cette place était alors occupée par le cimetière communal.

Le nom d’Ozé vient, lui, d’un autre propriétaire, François d’Ozé. C’est lui qui ajoutera, en 1530, une aile et une tourelle, réduisant ainsi l’espace jusqu’aux murs de la basilique.
Vue depuis la tourelle
On accède aux étages supérieurs en empruntant un second escalier de pierre, plus étroit. Depuis le troisième, la basilique Notre-Dame est tellement proche qu’on croirait pouvoir la toucher.

Encore plus haut, on arrive dans la petite tourelle, le point le plus élevé de la maison. De la petite fenêtre, on observe le dessin géométrique du jardin de la Maison d’Ozé, au bout duquel se trouve un vestige d’un ancien rempart de la ville.
À la fin du Moyen-Âge, Alençon était délimité par cette enceinte, qui contournait l’édifice jusqu’à la tour du Plénître. La vue donne aussi sur les tours de Champ-Perrier et, au loin, le quartier de Perseigne.

Sauvée de la démolition
Au cours des siècles, la Maison d’Ozé est passée par diverses identités. Quand la ville en fait l’acquisition, en 1861, c’est dans l’idée de la démolir pour agrandir le marché. Mais le bâtiment est finalement utilisé pour abriter des expositions, une caserne, puis une école maternelle avant d’être de nouveau menacé de destruction, quarante ans plus tard. C’est la Société historique et archéologique de l’Orne (SHAO), qui la sauve en obtenant son classement comme monument historique.
L’association s’y installe pendant quelques années. La Maison d’Ozé abrite ensuite le musée, puis l’école de musique. Aujourd’hui, l’office de tourisme y accueille tous les curieux de l’histoire d’Alençon…