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Jacques Goupil, l’inoxydable valet de l’art à Alençon... |
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Jacques Goupil expose depuis quarante ans à Alençon, cour Cochon de Vaubougon. © Victor Cabaret / Ouest-France
L’artiste alençonnais fête le quarantième anniversaire de sa galerie en 2016. Un lieu où il expose certains tableaux de ses pairs, mais aussi les siens.
Il a ouvert sa galerie en 1975. Quarante ans après, l’antre coloré de Jacques Goupil est toujours là , cour Cochon de Vaubougon. « Il n’y a pas de style défini, souffle-t-il. Ça va de l’abstraction à la figuration. » Parmi les toiles exposées, beaucoup sont signées « J. Goupil ».
Enfant de la DDASS, Jacques Goupil vient « d’un peu partout ». L’autodidacte a posé ses chevalets à Alençon « parce qu’il n’y avait pas de galerie d’art ici auparavant. Je me suis payé mes cours moi-même (à l’école Martenot), je n’ai pas eu d’aide spécifique dans mes travaux ».
Il possède une galerie mais ne se contente pas d’exposer les autres artistes. « Si je n’étais pas peintre, cette galerie n’existerait pas ». Il a eu une vie avant 1975. Ses toiles, Jacques Goupil les exposait où il pouvait. À Paris bien sûr, à Nice et à Deauville aussi. Ce n’est pas l’ouverture de sa galerie qui l’a empêché d’écumer salons et expos. « Il fallait que je continue, le temps que la galerie se lance. »
L’artiste, le mécène et le militant
Il ne sait pas faire autre chose et il n’a jamais vraiment essayé. Quand il a dû faire plus que peindre pour vivre, c’est la restauration de tableaux qui lui a permis de manger. « Je n’aurais pas pu faire autre chose. »Jacques Goupil ne se balade jamais sans son carnet. « Quand quelque chose me touche, je le croque sur le moment. Ensuite, je retravaille en atelier, le matin. » Chacune de ses toiles a été peinte de la même manière, en plusieurs temps.
Tous les jours de 15 h à 19 h et le matin sur rendez-vous, cour Cochon de Vaubougon. Tél : 06 79 96 54 68.
Retrouvez l'article en intégralité dans notre édition numérique du 9 mai.  Â