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La Ferrière-Bochard. La boulangerie rallume le fournil en février... |
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Avec la reprise de la boulangerie communale, Céline et Boris Plé concrétisent un rêve de longue date. © Rose NICOLAS.
Après une liquidation judiciaire compliquée, la municipalité de la Ferrière-Bochard, propriétaire de la boulangerie de la Source, cherchait un repreneur. Boris et Céline Plé ouvriront « Aux Plé’sirs » en février 2018.
Pour Boris Plé, ça y est, « les étoiles se sont alignées ». Avec son épouse, Céline, le boulanger va enfin pouvoir concrétiser son rêve d’avoir son propre établissement. Après un an de recherches et d’essais infructueux, le couple est tombé sur la boulangerie communale de la Source. « On est allés visiter, et on l’a senti tout de suite, c’était le bon endroit. » Après avoir baissé le rideau, la boulangerie avait été mise en liquidation judiciaire, prononcée le 16 octobre. L’état des lieux des locaux s’était révélé catastrophique.
Remettre les machines en état
« Aujourd’hui, le local a été nettoyé par la mairie », explique le boulanger. La remise en état des locaux saccagés a coûté 20 000 €. « Mais il faut encore remettre en état les machines », ajoute Boris Plé. La boulangerie devrait rouvrir ses portes, sous le nom « Aux Plé’sirs », le 1er février 2018.
Une antenne alençonnaise
Le petit plus du projet, c’est son antenne alençonnaise, située au 59, rue Grande-Rue, dans laquelle seront vendus les produits artisanaux de la boulangerie-pâtisserie. C’est l’ancienne patronne de Boris Plé qui sera derrière le comptoir, à partir du mois de mars si tout va bien. Cette plus-value a permis au jeune couple de bénéficier d’un prêt Initiative Orne et du dispositif Coup de pouce, financé par la région Normandie. Indispensable pour obtenir un prêt auprès d’une banque. « Une liquidation, ça ne rassure pas les financeurs… Mais nous avons réussi à obtenir l’accord de la banque mardi », souffle Boris Plé.
Le renouvellement des équipements leur reviendra à 15 000 €, et le fonds de commerce, à 20 000 €. Pour les aider dans la reprise du commerce, la mairie prendra en charge la moitié du loyer, fixé à 840 € par mois, pendant deux ans.
Un projet « un peu dingue »
Quant à la boulangerie, elle proposera une offre traditionnelle, avec également des choses plus originales. Tous les mois, deux produits sortant de l’ordinaire seront mis en avant. Ils comptent aussi sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, pour « montrer qu’on fait tout nous-mêmes ».Du côté de la gestion de l’entreprise, Céline, qui travaille depuis 12 ans à la station-service Total de l’aire de la Dentelle, saura s’occuper de la comptabilité comme de l’aspect commercial.
« Beau cadeau de Noël »
Aujourd’hui, le couple est soulagé. « On a eu beaucoup de problèmes, le projet a été ressuscité trois fois », rappelle le boulanger. C’est mardi 19 décembre 2017 que le prêt bancaire, auquel tout était suspendu, a été accordé. « Après l’ascenseur émotionnel qu’on a subi, c’est un beau cadeau de Noël ! », conclut Céline.