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Le Pin-au-Haras. L’âne normand revient en vedette au haras... |
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Le National de l’âne normand se déroule ce dimanche 7 octobre au haras du Pin. © Archives Ouest-France
Le haras du Pin accueille le National de la race, dimanche 7 octobre. Une quarantaine d’animaux seront visibles du grand public.
Dimanche, l’association de l’âne normand organise le National de la race, au haras national. Un concours de modèles et allures permettra à la « meilleure » ânesse et au « meilleur » âne de trois ans de participer à l’édition 2019 du Salon de l’agriculture.
Parallèlement, un âne sera soumis à l’approbation des juges afin de déterminer s’il représente suffisamment les caractéristiques de sa race pour pouvoir se reproduire. Une étape très importante car on dénombre moins de 1 500 ânes normands en France, et seulement 35 naissances par an.
« Il y a encore une vingtaine d’années, on comptait une centaine de naissances chaque année, soupire Sylvie Cheyrezy, présidente de l’association organisatrice. Mais les éleveurs, qui se trouvent principalement en Normandie, prennent de l’âge et peu de nouveaux projets voient le jour… »
Préserver la race
Aussi préconise-t-elle « la plus grande vigilance » et ne confie plus ses ânesses qu’à des acquéreurs « qui ont un vrai projet d’élevage et l’envie de préserver la race ». Car, paradoxalement, l’âne normand retrouve de l’attrait auprès de potentiels acheteurs : « Les gens l’utilisent pour des randonnées, du petit débardage ou encore de l’attelage de loisir », énonce Sylvie Cheyrezy. Quoi qu’il en soit, l’occasion sera belle, dimanche, d’observer de près le plus petit âne français.