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Mairie d’Alençon. La rentrée n’a pas apaisé les tensions... |
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Emmanuel Darcissac a justifié cette création de poste par la présence de deux exécutifs. © Yasmine Mousset
Les querelles, nées cet été avec la succession de Joaquim Pueyo ne semblent pas s’apaiser, à Alençon. Dernier acte : la création d’un poste de chef de cabinet pour le nouveau maire.
Jusqu’à cet été, un seul service œuvrait pour les deux collectivités, la ville et la communauté urbaine d’Alençon. Il était entre autres composé d’un directeur de cabinet et d’un chef de cabinet qui officiaient auprès de Joaquim Pueyo, alors qu’il était encore maire et président de la communauté urbaine. Réélu député en juin, Joaquim Pueyo a dû quitter ses deux fonctions de maire et de président de la communauté urbaine. Ahamada Dibo l’a remplacé à la tête de la CUA ; Emmanuel Darcissac à la mairie.
Or, depuis la rentrée, il y a un nouveau chef de cabinet rattaché à Emmanuel Darcissac. « Dans beaucoup de collectivités, quand il y a deux exécutifs, il y a deux collaborateurs, justifie le nouveau maire. Afin que chaque exécutif ait ses collaborateurs proches ». Une réponse officielle qui convainc peu de monde…
D’évidence, cette création de poste intervient alors que des élus de la majorité se déchirent depuis l’élection d’Emmanuel Darcissac. Deux clans se sont formés : un autour du nouveau maire, un autour de l’ancien. Pour rappel, Joaquim Pueyo souhaitait qu’Ahamada Dibo lui succède à la mairie, et non son premier adjoint de l’époque, Emmanuel Darcissac, soutenu par le groupe socialiste.
« Ça ne va pas coûter plus cher au contribuable », rassure Emmanuel Darcissac. Il assure que « l’organisation n’est pas figée pour le moment. La rémunération d’un chef de cabinet est fixée légalement. L’impact financier sera sûrement moindre que lors du précédent fonctionnement. Nous donnerons des éléments chiffrés quand toute l’équipe sera mise en place », assure le maire.
Et d’insister sur le fait que cette opération n’a pas été réalisée dans l’objectif « de diviser pour diviser. Il n’y a pas de tensions avec Ahamada Dibo. De toute façon, ce qui intéresse les gens, ce sont les projets que nous allons mener ».
Lire notre article dans son intégralité dans notre édition, papier et numérique, du samedi 9 septembre 2017.