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L'affaire Bassière, un crime exposé aux Archives... |
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Jean-Claude Martin, commissaire de l'exposition, devant une des vitrines contenant les archives du premier procès.
Une exposition originale est proposée aux Archives départementales à Alençon jusqu'au 15 octobre. Elle présente tous les documents relatifs à une affaire retentissante à l'époque.
En janvier 1862, François Bassière, marchand de bestiaux à Saint-Evroult-de-Monfort (près de Gacé), est assassiné dans sa maison, au milieu du repas du soir. Son fils Albert, qui entretient de mauvaises relations avec son père, est arrêté, ainsi que sa veuve et la servante, convaincues toutes les deux de complicité.
Un premier procès en cour d'assises se déroule à Alençon en juillet 1862. Il se termine, sans aveux, par la condamnation d'Albert aux travaux forcés à perpétuité et par l'acquittement de la veuve et de la servante.
L'appât du gain
« Quand nous avons monté cette première exposition en 2007, nous ne savions que cela. Mais en 2008, nous avons retrouvé d'autres archives, explique Jean-Claude Martin, commissaire de l'exposition. En fait, le fils avoue en août 1862 avoir eu comme complices d'autres personnes, dont le meunier, voisin des Bassière et amant de la mère, et dont la maison était connue comme un lieu de débauche. Toute cette affaire réside l'appât du gain car en tuant le père, le meunier espérait se marier avec la mère et récupérer la fortune. Albert Bassière mourra en 1889 au bagne ».
L'exposition présente toutes les archives de cette affaire retentissante à l'époque, ainsi qu'une série de panneaux réalisés en 2007 par le dessinateur alençonnais Jay. Lequel a aussi réalisé une BD sur le sujet. « Nous avons aussi exposé des coupures de presse et de nombreux documents relatifs à cette affaire ou qui en sont contemporains », termine Jean-Claude Martin.
Jusqu'au 15 octobre, aux Archives départementales de l'Orne (8, avenue de Basingstoke à Alençon). Ouverture du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h 30 (fermé mardi matin 5 septembre et 7 octobre). Visite commentée sur demande à partir du 9 août. Renseignements au 02 33 81 23 02.